Total dopé par un baril de pétrole à près de 100 dollars

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Profitant d'un regain d'optimisme sur la croissance et des anticipations d'inflation mondiale, le brut est au plus haut depuis octobre 2008. Ce qui profite au groupe pétrolier français en Bourse.

Dans un marché parisien qui reprend des couleurs ce mardi, Total constitue un facteur de soutien de la tendance. La première capitalisation du CAC 40 évolue en nette hausse, profitant d'arbitrages positifs en cette fin d'année à la faveur d'un net rebond des cours du pétrole.

Ces derniers évoluent depuis la fin de la semaine dernière à leur plus haut niveau depuis plus de deux ans. Ce mardi, le baril de WTI coté à New-York  s'échangeait contre 91,42 dollars et le baril de Brent de la Mer du Nord contre 94,11 dollars. Et les prix de l'or noir pourraient encore continuer de progresser.

Selon le ministre koweïtien du Pétrole, l'économie mondiale peut supporter un baril de pétrole aux alentours de 100 dollars. C'est ce qu'il a affirmé ce week-end. Un point de vue partagé par plusieurs représentants de l'OPAEP (Organisation des pays arabes exportateurs de pétrole) qui se sont retrouvés au Caire le 25 décembre à l'occasion de leur réunion annuelle. Ainsi le représentant iranien au sein de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, Mohammad Ali Khatibi, a également jugé dimanche que le marché était équilibré et que le baril pourrait atteindre ce seuil fatidique.

Le seuil de 100 dollars

La hausse des prix n'est pas liée à une dépréciation du dollar, qui reste relativement stable face aux grandes monnaies mondiales. Ressortie en hausse jeudi à son plus haut niveau depuis juin, la confiance des consommateurs américains a donné un second souffle à la hausse des prix du pétrole, nourrie par les perspectives inflationnistes mondiales. Les derniers chiffres de l'inflation chinoise publiés en décembre ont ainsi fait ressortir une progression des prix de 5,1 % en novembre. Également de la partie, la vague de froid qui sévit en Europe a incité les intervenants à miser sur une croissance sensible de la demande de fioul domestique.

Depuis le début de l'année, les cours du pétrole ont bondi de 20 % à Londres et de 15 % à New-York. Cette dynamique devrait se poursuivre étant donné le statu quo de sa production, annoncé le 11 décembre dernier à Quito par l'OPEP (Organisation des pays producteurs de pétrole), qui représente 40 % de la production mondiale. La prochaine réunion de l'OPEP doit se tenir en juin 2011. Le ministre irakien du Pétrole, Abdoul Karim Louaibi, a toutefois laissé entendre qu'une réunion extraordinaire pourrait avoir lieu d'ici là si les "conditions de marché" venaient à être modifiées.

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