Le CAC 40 teste les 3.800 points

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Plombé par le secteur bancaire, le CAC 40 s'effondre de 1,62 %, venant tester le support des 3.800 points. Plus qu'une information du Financial Times concernant de futures taxes européennes, les valeurs bancaires souffrent d'un regain de tension sur la dette souveraine.

A 13h00, la Bourse de Paris amplifie son repli. Le CAC 40 perd 1,62 % à 3.802,93 points. Tandis qu'aucun indicateur économique d'importance n'est attendu ce jour, les craintes au sujet des pays dits "périphériques" de la zone euro font leur retour sur le devant de la scène.

Alors que les pays considérés comme étant les plus à risque de la zone euro doivent frapper cette semaine à la porte du marché obligataire (la Grèce mardi, le Portugal mercredi, l'Espagne et l'Italie jeudi), les valeurs bancaires subissent le regain des craintes sur les dettes souveraines. A l'origine de ce retour, la fébrilité concernant les finances publiques portugaises. Lisbonne doit en effet, ce mercredi, effectuer une émission obligataire d'environ 1 milliard d'euros à échéances 2014 et 2020. Cette première émission de l'année pour un pays considéré comme étant le prochain à devoir se mettre sous la protection du mécanisme de sauvetage européen sera crucial. Le Portugal doit en effet émettre en 2011, 20 milliards d'euros pour refinancer sa dette, dont 9,5 milliards entre avril et juin. Or selon Pierre Chédeville, interrogé par l'AFP, avec des taux à 10 ans situés au dessus de 7 %, la situation est difficilement tenable.

Rendus nerveux à la perspective de cette première adjudication à haut risque de l'année 2011, les investisseurs se désengagent massivement des valeurs bancaires, premières à souffrir en cas de problèmes de refinancement d'un Etat. Par ailleurs, l'information du Financial Times indiquant que les banques paieraient un lourd tribu à un ensemble de nouveaux impôts pèse également sur le compartiment. Dans un tel contexte, le Crédit Agricole chute de 3,11 %, Société Générale de 2,85 %, BNP Paribas de 2,61 % et Natixis de 1,16 %.

En outre, après des chiffres de création d'emplois aux Etats-Unis inférieurs aux attentes et un discours prudent de Ben Bernanke devant le Sénat indiquant qu'il faudra « un temps considérable » pour faire significativement baisser le taux de chômage et le ramener à « un niveau plus normal », les investisseurs préfèrent rester prudents. Cette prudence est d'autant plus importante que cet après-midi, Alcoa lance le bal des résultats trimestriels aux Etats-Unis.

Valeurs en baisse

Publicis (-2,65 %) est pénalisé par plusieurs révisions de recommandation à la baisse. Deutsch Bank est passé d'"acheter" à "conserver" sur la valeur. Morgan Stanley, quant à elle, conseille désormais de "sous-pondérer" l'action (contre "neutre" précédemment).

ArcelorMittal recule de 2 %. Le français, dont l'offre sur le canadien Baffinland se termine ce soir, a indiqué son intention d'introduire en Bourse sa division acier inoxydable fin janvier ou début février après une assemblée générale extraordinaire le 25 janvier.

Sanofi-Aventis lâche 2,06 %. Le groupe qui refusait jusqu'à présent de modifier son offre sur Genzyme, a annoncé dimanche l'engagement de discussions avec la biotech américaine, relatives à un certificat de valeur conditionnelle (CVC) qui permettrait de mieux tenir compte de la valeur future de son traitement expérimental Compath.

STMicroélectronics, longtemps seule valeur à la hausse, se replie de 0,30 %. Dans un entretien à La Tribune, Didier Lamouche, futur directeur du groupe, indique que la société est une "réussite industrielle de la construction européenne" qui a traversé les dernières crises avec succès.

A 13h00, aucune valeur du CAC 40 n'affiche de hausse 

Hors CAC

Atari cède 3,13 %. Le groupe a démenti les rumeurs faisant état de possibles cessions d'actifs concernant son portefeuille de licences.

Fimalac s'adjuge 1,22 %. Accor a confirmé être en discussions avec la holding Fimalac et le groupe d'hôtels et de casinos Lucien Barrière en vue de la cession de sa participation de 49 % dans le groupe Barrière.

Faurecia (+ 1,59 %) et Valeo (+3,95 %) profitent du relèvement de recommandation de Exane-BNP Paribas qui conseille dorénavant d'"acheter" les deux titres.

Devise et Pétrole

L'euro est pénalisé par les émissions obligataires de l'Italie, du Portugal et de l'Espagne prévues cette semaine. A 13h00, un euro s'échange contre 1,291 dollar.

Sur le marché du pétrole, les cours du baril sont en hausse. Le brent de la Mer de Nord progresse de 0,75 % à 94,03 dollars tandis que le WTI prend 0,74 % à 88,68 dollars.

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