Teleperformance sauve les meubles malgré ses résultats

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La restructuration du groupe de centre d'appels a pesé sur les résultats 2010. Sanctionné en Bourse dans un premier temps, le titre a conclu lundi sur un gain de 1,44 %.

Teleperformance a annoncé ce lundi une baisse de ses résultats 2010 en raison de charges liées à une restructuration qui se traduit par des suppressions d'emplois en France. En Bourse, la sanction ne s'est pas faite attendre dans les premiers échanges. Le titre a perdu plus de 2 % en début de séance avant de réduire ses pertes et de terminer sur un gain de 1,44 % .

Le numéro un mondial des centres d'appel a passé 47 millions d'euros de provisions dans ses comptes 2010 pour restructurer ses activités en France, dont 45 millions sont relatifs au second plan annoncé l'été dernier.

Le groupe, qui a déjà supprimé 585 postes au premier semestre, a présenté le 1er juillet un nouveau plan qui passe par la suppression de plus de 800 postes et la fermeture de sites.

En raison de cette charge, le résultat opérationnel 2010 s'établit à 119,1 millions d'euros contre 130 millions en 2009. Le résultat net part du groupe ressort à 71,9 millions d'euros en 2010 (88,2 millions en 2009) pour un chiffre d'affaires de 2,05 milliards (+11,4%).

Par ailleurs, le groupe, dont l'activité avait été perturbée en janvier par les événements politiques en Tunisie où il a développé une importante activité de centres d'appel, a déclaré que la situation était redevenue normale pour l'entreprise.

"On a arrêté notre activité pendant trois jours (en Tunisie), maintenant tout est redevenu normal", a déclaré Daniel Julien, président du directoire de Teleperformance sur BFM Radio.

Le groupe, qui prévoit de verser un dividende de 0,33 euro au titre de 2010, compte remplacer la structure duale actuelle à conseil de surveillance et directoire par une structure unitaire avec un conseil d'administration. Dans ce cadre, Daniel Julien assumera les fonctions de PDG.

Sur l'année 2011, Teleperformance s'estime en mesure de générer une croissance organique de son activité de l'ordre de 2,5 à 5%. L'Ebita (hors éléments non récurrents) devrait également progresser et représenter au moins 9% du chiffre d'affaires, ajoute le groupe dans un communiqué.

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