Ipsen délivre des perspectives mitigées, le titre est sanctionné

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Ipsen, qui avait annoncé début février des dépréciations d'actifs pour un montant net compris entre 65 et 85 millions d'euros, vient de publier une baisse de 39,1 % de son bénéfice net en 2010. L'action a décroché.

Ipsen a annoncé mercredi une baisse de 39,1% de son bénéfice net part du groupe 2010 à cause d'éléments exceptionnels liés à la perte de valeur de certaines de ses molécules. Ce résultat, qui ressort à 95,3 millions d'euros, prend en compte un montant après impôts de 80,3 millions de pertes de valeurs et dépréciations non cash et non récurrentes, précise le groupe pharmaceutique dans un communiqué.

Après le revers sur l'antidiabétique Taspoglutide et du BIM 23A760 dans le traitement des problèmes de croissance, le marché a sanctionné le titre. L'action a perdu 1,72 % ramenant à 6,61 % la hausse depuis le début de l'année.

Le résultat opérationnel de l'exercice 2010 s'est élevé à 128,8 millions d'euros (-25,3%). Sur une base ajustée d'éléments non récurrents, il s'inscrit à 183,2 millions d'euros (+26,8%). La trésorerie nette de la société à la clôture de l'exercice 2010 s'élevait à 156,0 millions d'euros, contre 185,6 millions un an plus tôt. Au titre de 2010, Ipsen propose de verser un dividende de 0,80 euro par action (+6,7%).

Pour 2011, Ipsen vise une croissance de ses ventes de médecine de spécialité proche de 8,0% mais table sur une baisse de ses ventes de médecine générale dans une fourchette de 8,0% à 10,0% en fonction de l'évolution de la conjoncture en France.

Après plusieurs revers de sa recherche qui ont fait chuter le titre du laboratoire pharmaceutique de 41% en 2010 et conduit au départ de son président Jean-Luc Bélingart, 2011 sera une année charnière. Son nouveau président Marc de Garidel aura la charge de définir une nouvelle stratégie pour un groupe qui pèse 1,1 milliard d'euros, dont 62% générés par des médicaments de spécialité (oncologie, endocrinologie, neurologie, hématologie) générateurs de fortes marges. Transfuge de la biotech américaine Amgen, Marc de Garidel, qui a pris les rênes d' Ipsen en novembre, a prévenu qu'il ne présenterait qu'au cours du deuxième trimestre les grandes lignes de sa stratégie à moyen et long terme.

" Ipsen est un peu au milieu du gué, c'est la raison pour laquelle personne ne lui donne le bénéfice du doute et que les investisseurs ont un peu jeté le bébé avec l'eau du bain ces derniers mois. Maintenant, on va attendre la revue stratégique", a résumé pour Reuters un analyste sous couvert d'anonymat.

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