Le secteur des télécoms dopé par une très grosse acquisition aux Etats-Unis

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L'américain AT&T acquiert T-Mobile USA auprès de Deutsche Telekom pour environ 39 milliards de dollars, soit 27,5 milliards d'euros. Une méga-opération qui dope l'ensemble du secteur télécoms en Bourse.

Le retour en force des opérations de fusion-acquisition se confirme, au grand profit des marchés actions. Dimanche soir, AT&T a annoncé le rachat de T-Mobile USA auprès de Deutsche Telekom pour environ 39 milliards de dollars (27,5 milliards d'euros) dans le cadre d'une transaction en numéraire et en actions.

Une méga-opération qui participe ce lundi à la dynamique haussière des principaux indices boursiers après une semaine dernière difficile marquée par les évènements au Japon. Surtout, cette acquisition géante profite en premier lieu au secteur des télécoms.

A la Bourse de Paris, France Télécom signe une des meilleures performances du CAC 40 sur un bond de 3,53% à la clôture. L'indice Stoxx 600 du secteur grimpe également de 3,65%, porté notamment par l'envolée de Deutsche Telelom (+10,5%).

Il faut dire qu'au-delà du montant énorme de l'opération, l'acquisition de T-Mobile par AT&T, approuvée par les conseils des deux entreprises, va donner naissance à un nouveau géant de la téléphonie mobile aux Etats-Unis puisqu'elle unit deux des quatre plus gros acteurs du pays.

Une opération relutive dans les trois ans

Dans les détails, la partie numéraire de l'opération représente 25 milliards de dollars, qui sera financée par de nouvelles lignes de crédit et de la trésorerie existante, le solde devant être payé en titres. AT&T ajoute avoir le droit d'augmenter la composante cash de 4,1 milliards de dollars.

De son coté, Deutsche Telekom recevra des actions AT&T représentant environ 8% du capital de l'opérateur télécoms américain et un représentant du groupe allemand fera désormais partie du conseil d'administration d'AT&T. Ce dernier peut augmenter la composante en numéraire de sa transaction sous réserve que la participation de Deutsche Telekom reste supérieure à 5%.

La transaction devrait être finalisée d'ici 12 mois et AT&T a ajouté qu'elle serait relutive sur son bénéfice par action au cours de la troisième année suivant cette finalisation. AT&T a également dit que, sur une base pro forma, le rachat de T-Mobile faisait passer le chiffre d'affaires des activités mobiles d'AT&T de 58,5 milliards de dollars à près de 80 milliards de dollars.

Sur le quatrième trimestre 2010, le chiffre d'affaires de premier opérateur mobile aux Etats-Unis, Verizon Wireless, coentreprise entre Verizon Communications et Vodafone, était de 26,4 milliards de dollars.

Deutsche Telekom a déclaré de son côté que le produit de la cession de T-Mobile USA réduirait son endettement de quelque 13 milliards d'euros, soit une baisse de 13%. Le groupe allemand a également qu'il utiliserait cinq milliards d'euros tirés de la vente de T-Mobile USA à des rachats d'actions.

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a écrit le 14/04/2011 à 17:12 :
A l?heure où le régulateur passe son temps à créer des règles artificielles pour répartir les parts de marchés de façon arbitraire entre opérateurs (ce qui finit d?ailleurs par freiner le déploiement de la couverture numérique ), à augmenter le nombre d?opérateurs en créant des conditions en dehors du droit commercial, les géants commencent à faire leur marché. Car ceux qui vont rester seront ceux qui ont la dimension internationale, qui ont investi dans les réseaux, le personnel qualifié pour pouvoir répondre au niveau d?exigence des réseaux d?entreprise, pour avoir les économies d?échelle permettant d?avoir des tarifs compétitifs. La balkanisation forcée du marché hexagonal est à méditer par rapport à ce qui se passe sur la scène internationale, l?opérateur chinois ZTE a les moyens d?acheter les plus performants et laisser les autres disparaître. C?est la politique industrielle qui devrait guider la régulation, sinon les dogmes de l?ouverture totale sans aucune précaution alors que les autres pays se protègent, pourraient amener à quelques graves déconvenues.
a écrit le 21/03/2011 à 16:24 :
Fusion de T-Mobile UK et Orange UK au sein d' Everything Everywhere (Juillet 2010), prise de participation - à l'époque très commentée - de 5% de FT par Deutsche Bank (Septembre 2010), Coopération FT/DT dans les réseaux et équipements telecom (Février 2011), recentrage de Deutsche Telekom sur l'Europe suite à la cession de sa branche US (Mars 2011)...

On voudrait patiemment se préparer à un rapprochement des deux opérateurs historiques qu'on ne ferait pas mieux...S'il ne restait pas quelques doublons bien sûr (Autriche, Slovaquie, Pologne) ...

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