L'Italie inquiète les investisseurs

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Après la Grèce, l'Italie est au centre des inquiétudes des investisseurs. Si le marché action italien résiste, le rendement des taux italiens à 10 ans a atteint plus de 6,5% ce lundi matin avant de se détendre sur fond de spéculations quant à la démission de Sylvio Berlusconi.

La méfiance s'accentue envers l'Italie. Après que Rome a accepté que le Fonds monétaire international contrôle, aux côtés de l'Union européenne, la bonne mise en oeuvre des réformes structurelles et mesures d'économies annoncées depuis septembre, la pression du marché s'est accrue.

Certes, pour l'heure, le marché actions résiste, s'inscrivant en hausse de plus de 1,5 % cet d'après-midi. Par contre, sur le marché obligataire les tensions sont importantes. Le rendement de l'obligation de référence à 10 ans italienne a inscrit un record à 6,58%. Soit un niveau supérieur à celui observé avant le début des rachats de titres souverains italiens et espagnols par la Banque centrale européenne (BCE), destinés justement à faire baisser les coûts de financement des deux Etats.

Le marché sanctionne la politique de Rome qu'il considère comme laxiste en exigeant des taux d'intérêt très élevés pour prêter à ce pays. Les investisseurs craignent que l'Italie ait besoin d'un plan de sauvetage européen à l'instar de la Grèce, du Portugal et de l'Irlande.

"L'Italie parait plus fragilisée que jamais en ayant accepté d'être mise sous la tutelle de la Commission européenne et du FMI", indique Saxo Banque qui souligne l'inquiétude du marché sur la capacité de l'Italie à réduire sa dette. Celle-ci avoisine les 120 % du PIB de la troisième économie européenne.

L'Italie a été montrée du doigt par des responsables économiques et politiques qui exigent des réformes rapides de Rome.

L'aide de la Banque centrale européenne (BCE) par le biais d'achats d'obligations italiennes est "conditionnée" aux réformes promises par Silvio Berlusconi à l'UE, a indiqué dans le journal La Stampa , Yves Mersch, membre du conseil des gouverneurs de la BCE.

Le FMI et la France sont du même avis. Lors du G20, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde avait indiqué très clairement que le problème de l' Italie, était le manque de crédibilité des mesures anti-déficit annoncées par son gouvernement. Le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, a renchéri en indiquant dimanche qu'il fallait être vigilant sur l'engagement des réformes en Italie qui souffre d'un "problème de crédibilité".

 

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