Zone euro : l'Italie accepte d'être surveillée de très près

L'Italie a accepté que le Fonds monétaire international (FMI) et la Commission européenne surveillent ses progrès en matière de réformes économiques et structurelles.

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L' Italie sera dorénavant sous surveillance du Fonds monétaire international (FMI), qui va contrôler, aux côtés de la Commission européenne, ses engagements budgétaires, a-t-on appris vendredi de sources européennes concordantes en marge du sommet du G20 de Cannes.

Le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, a accepté ce rôle du FMI, selon ces sources, qui évoquent une surveillance "stricte" de la mise en oeuvre des mesures de réduction du déficit public du pays, sous une pression croissante des marchés et des agences de notation.

Rome a donné une version légèrement différente: l' Italie n'a pas accepté une "surveillance" formelle par l'institution de Washington mais est prête à lui demander des "conseils", ou des "avis", sur l'application des engagements pris auprès de la zone euro pour redresser ses finances publiques et rétablir la confiance des investisseurs, a déclaré à l'AFP à Cannes une source gouvernementale italienne.

Plus tard dans l'après-midi, Silvio Berlusconi a également indiqué que le FMI lui avait même proposé une assistance financière, qu'il a refusé.

Les "avis" du FMI joueront un rôle complémentaire à la surveillance de la Commission européenne, a-t-elle ajouté. Plusieurs sources ont toutefois confirmé qu'il s'agirait, in fine, d'une "surveillance" de la part du Fonds.

"L' Italie est d'accord, il y a eu pas mal de discussions mais pas de réelle opposition", a dit l'une d'elles.  "Il s'agit de renforcer au maximum la crédibilité des engagements italie ns", a expliqué une autre.  Plusieurs dirigeants européens et internationaux ont estimé en privé, ces dernières semaines, que les attaques des marchés contre Rome n'étaient pas liés aux performances économiques de l' Italie mais à la crédibilité du gouvernement Berlusconi.

Le président français Nicolas Sarkozy, dont le pays préside le G20, a indiqué jeudi au premier des deux jours de ce sommet à Cannes des principaux pays riches et émergents avoir "pris note avec intérêt" des nouvelles mesures anti-crise adoptées la veille à Rome. L' Italie les a présentées au G20 et compte les soumettre au Sénat dès la semaine prochaine via un vote de confiance.

"La question n'est pas tant le contenu du paquet que "est-ce que ce paquet sera mis en oeuvre"?", a toutefois relevé le chef de l'Etat français. "C'est là-dessus qu'il nous faut travailler et c'est là-dessus qu'avec les autorités italiennes, nous sommes en train de travailler", a-t-il ajouté.

La pression des marchés s'est accentuée sur l' Italie , qui s'est à nouveau engagée à parvenir en 2013 à l'équilibre budgétaire. Les taux d'emprunt de ce pays se sont envolés à un nouveau record, signe que les investisseurs doutent plus que jamais de sa capacité à faire face à la crise.

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Commentaires 9
à écrit le 04/11/2011 à 18:50
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C le même probleme que la Grece et que la France....c le probleme du Systeme.... Les Banques se gavent sur les Interetes des Emprunts....~~~~~ Quand on pense que eux ils creent l argent sur simple decision et que c tout les travailleurs qui doivent...

à écrit le 04/11/2011 à 17:56
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Les intérêts de la dette italienne engloutissent 15% du budget annuel, mathématiquement l'Italie ne peut pas s'en sortir en faisant des économies. Toutes les mesures d'austérité prises jusqu'à ce jour ont été réduite à zéro par l'augmentation des tau...

à écrit le 04/11/2011 à 16:52
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Bientôt, se sera au tour de la France d'être mise sous sur surveillance, une fois son très cher AAA perdu. Ceci remonte le moral, n'est-ce pas ?

le 04/11/2011 à 18:51
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Techniquement le AAA de la France est déja perdu... c la mesure du SPREAD entre les CDS allemand et francais qui le disent...

à écrit le 04/11/2011 à 13:49
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Bonne chance a ceux charges de surveiller nos amis Italiens( j'adore les Italiens). Ils devront avoir les nerfs solides. A mon avis, c'est mission impossible.

le 05/11/2011 à 12:41
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Il y aura les Italiens qui louvoyeront, et ceux qui monteront sur leurs grands chevaux en criant à l'esclavage et à la domination étrangère. Ca promet des lendemains politiques épineux.

à écrit le 04/11/2011 à 13:21
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ayez confiance

le 04/11/2011 à 18:51
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lol

à écrit le 04/11/2011 à 12:57
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Le projet ne donne cependant aucune précision sur les moyens d'y parvenir! C'est du BERLUSCONI ! De la fumée! la même méthode utilisée avec les italiens depuis 8 ans!!!! BASTA!

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