Les perspectives économiques en zone euro font plier le CAC 40

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Après avoir ouvert en hausse, les marchés sont repartis à la baisse après l'adjudication italienne. Les craintes sur les perspectives de la zone euro et plus généralement des pays développés ont également pesé sur les marchés.

Peine perdue. Alors que les différents changements intervenus ce week-end sur la scène politique européenne étaient de nature à remonter le moral des investisseurs, ces derniers se sont laissés aller à un nouvel accès de déprime.

De sorte que le CAC 40 qui avait entamé la séance en hausse, a finalement conclu sur un recul de 1,28 % à 3.108,95 points.

Les raisons de cette rechute ne manquent pas. A commencer par l'adjudication italienne, lundi matin, qui avait valeur de test après la nomination de Mario Monti en lieu et place de Silvio Berlusconi. Pour lever 3 milliards d'euros à 5 ans, le Trésor italien a dû payer en moyenne un taux de 6,29 %. Surtout, même si la demande a été plus importante que sur la dernière opération similaire, le ratio de couverture n'a pas excédé les 1,47 fois, reflètant le peu d'appétit des investisseurs pour la dette italienne.

Toujours sur le sujet de la dette, c'est par ailleurs l'Espagne qui s'est retrouvée, lundi, dans l'oeil du cyclone, cristalisant les craintes des investisseurs. Ainsi les taux espagnols à dix ans ont grimpé jusqu'à 6,12 %. Par ailleurs, le "spread", ou écart de taux, entre l'Espagne et l'Allemagne, a atteint un record historique à 422,5 points de base (4,225 %).

L'état de la zone euro continue donc d'inquiéter les investisseurs qui doivent par ailleurs digérer de mauvaises nouvelles sur le front macro-économique. A commencer par la production industrielle en zone euro qui, à la surprise générale, a reculé de 2 % en septembre.

En outre, selon les derniers indicateurs de l'OCDE, les perspectives économiques des grandes économies occidentales se sont un peu plus détériorées notamment pour des pays comme l'Allemagne, le Royaume-Uni, l'Italie et le Brésil. En recul pour le sixième mois consécutif, ces indicateurs avancés se situent sous le seuil de 100 - lequel distingue la hausse de la baisse de l'activité - dans la majorité des pays de l'OCDE.

Dans ces conditions, seule quatre valeurs ont terminé dans le vert. Il s'agit d'Alcatel-Lucent (+1,03 %), PPR ( +0,67 %), Vivendi (+0,09 %) et Bouygues (+0,02 %). 

A l'opposé, la plus forte baisse est revenue à Veolia Environnement (- 4,64 %). Dans le secteur des services GDF-Suez a été aussi malmené avec un repli de 3,41 %.

Pour le reste, ce sont surtout des valeurs cycliques qui se sont distinguées à la baisse, à l'image d'Alstom (-4,17 %), Lafarge (-2,92 %), Accor (-2,89 %) ou encore Carrefour (-2,87 %).

Sur le marché des changes, la monnaie unique marquait une pause face au billet vert. A la clôture des marchés, un euro s'échangeait contre 1,362 dollar (-0,92 %). De leur côté, les cours du pétrole faisaient de même. Alors que le baril de Brent de la Mer du nord rendait 2,03 % à 112,18 dollars, le WTI s'échangeait contre 97,76  (+1,23 %).

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