Les Bourses européennes rechutent après le PIB américain

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Après avoir fortement chuté hier sous le coup de la remontée du risque souverain, le CAC 40 , à l'instar des autres indices de la zone euro, a rebondi dans un premier temps avant de rechuter dans le sillage de la révision à la baisse du PIB américain au titre du troisième trimestre.

Le rebond aura fait long feu. Alors que la pression semblait être retombée d'un cran sur les places boursières européennes au lendemain d'une séance particulièrement agitée, l'annonce de la révision de 0,5 points du PIB des Etats-Unis à 2% au troisième trimestre a refroidi les ardeurs des investisseurs. Après avoir avoir ouvert la journée dans le vert et grimpé jusqu'à 1,62%, le CAC 40 a finalement reculé de 0,84% à 2.870,68 points à la clôture. Ailleurs en Europe, le DAX a cédé 1,22% à 5.537,39 points, le Ftse Mib 1,54% et  l'Ibex 35 de 1,45%.

Comme hier, les volumes d'échanges ont été particulièrement creux avec seulement 2,4 milliards d'euros échangés sur l'indice parisien. Une tendance qui devrait perdurer au cours des prochains jours en cette semaine écourtée outre-Atlantique par un jeudi férié pour cause de Thanksgiving. Les investisseurs se montrent encore très nerveux à l'égard de la situation des finances publiques des Etats. S'ils constituent une avancée en soit, les changements de gouvernements intervenus en Grèce, en Italie, en Espagne n'en démontrent pas moins la profondeur de la crise, qui frappe la zone euro,  et ralentissent de fait la mise en place du plan anti-crise annoncé le 26 octobre au soir par les pays membres de l'UE. Le tout sachant que le fonctionnement du Fond Européen de Stabilité Financière commence déjà à montrer ses limites et que les opérateurs attendent de la BCE qu'elle s'implique davantage dans les rachats d'obligations d'Etat. 

Dans ce contexte, la publication, à 14h30, de la deuxième estimation du PIB américain du troisième trimestre, a refroidi les ardeurs des investisseurs. La croissance du PIB a en effet été revue en baisse au troisième trimestre à 2,0% en rythme annuel. La première estimation portait sur une progression de 2,5%. Mais la faiblesse des stocks des entreprises et la solide consommation laissent entrevoir une embellie en fin d'année. Les données publiées à ce jour laissent espérer une croissance de plus de 3% en rythme annuel sur les trois derniers mois de l'année, soit le rythme le plus rapide depuis 18 mois. Une telle éventualité invalide, pour le moment, les craintes d'un "double dip" outre-Atlantique.

En Europe, la confiance du consommateur dans les 27 pays membres de l'Union européenne (UE) est tombée à son plus bas niveau de l'année au mois d'octobre.

Dans cet environnement économique difficile, les sociétés cycliques, notamment dans le secteur des technologies, ont subi de grosses pressions vendeuses. Plus forte baisse du jour, Alcatel-Lucent, qui est quotidiennement exposé à de fortes variations de cours compte de son statut de "penny stock", s'est effondré de 11,95%. Et cela à cause d'une nette dégradation des prévisions bénéficiaires de Morgan Stanley concernant le groupe. Non loin, STMicroelecronics a abandonné 5,43%. De leur côté, les actions du secteur financier ont été de nouveau attaquées : BNP Paribas a abandonné 4,92%, suivi par Axa (-4,49%), Société Générale (-3,4%) et Crédit Agricole (-2,66%).

A contrario, les profils plus "defensifs" ont profité du climat d'incertitudes ambiant : Pernod-Ricard a grimpé de 2,29%, Danone de 0,95%), et Essilor International de 0,8%.

Sur le marché des changes, l'euro a réduit sa hausse face au billet vert et se stabilisait autour de 1,35 dollars vers 17h30. De leur côté, le baril de Brent de la Mer du Nord s'octroyait 1,1% à 107,9 dollars le baril tandis que le WTI gagnait 0,1% à 97,01 dollars le baril.

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