Le CAC 40 met fin à une série de six séances consécutives de repli

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Subissant la crise des dettes souveraines, le CAC 40 a dans un premier temps testé le seuil des 2.800 points. Mais l'ouverture de Wall Street dans le vert et des rumeurs entourant une modification du MES (mécanisme européen de stabilité) ont permis à l'indice parisien de rebondir de plus de 1 %.

Enfin ! Après six séances consécutives de repli l?ayant fait dévisser de 7,95 %, le CAC 40 est parvenu à rebondir ce vendredi. Non sans se faire peur auparavant. L'indice a un moment évolué sous le seuil de 2.800 points pour la première fois depuis le 23 septembre. Finalement, il clôture en hausse de 1,23% à 2.856,97 points.

Cette hausse technique s?est effectuée à la faveur de la bonne orientation de Wall Street et de rachats à bon compte après des rumeurs évoquant le retrait de la possibilité d?impliquer le secteur privé dans le sauvetage financier d?un pays par le futur MES (mécanisme européen de stabilité qui doit se substituer au FESF le 1er juillet 2013).

Reste que cette tendance demeure fragile. "La crise de la dette souveraine en zone euro et l'avenir même de la monnaie unique reste la préoccupation première des opérateurs", indique Peter Stanhope, analyste chez IG Markets, pour qui " il apparaît de plus en plus que le chemin sera chaotique jusqu'à Noël". La veille, à l'issu du mini-sommet entre Paris, Berlin et Rome, Angela Merkel a réaffirmé son opposition à toute modification du mandat de la BCE pour que l'institution de Francfort devienne, à l'instar de la Réserve fédérale américaine, le "prêteur en dernier ressort". Par ailleurs, la chancelière allemande s'est opposée à la mise en place d'euro-obligations (EuroBond).

Dans ce contexte d'inquiétudes quant à l'avenir de la zone euro, l'adjudication d'emprunts italiens de ce matin n'a pas été de nature à rassurer les investisseurs. Pour pouvoir placer 10 milliards d'euros à six mois et deux ans, l'Italie a dû accepter des rendements record. Le taux à six mois a grimpé à 6,504% contre 3,535 % lors de la dernière émission similaire. Dans le même temps,  les obligations à deux ans ont été adjugées à un rendement de 7,814% contre 4,628% lors d'une précédente adjudication du même type. Cette émission "alimente le pessimisme grandissant concernant la menace d'une contagion de la crise en zone euro", ont indiqué les analystes de Charles Schwab.

Par ailleurs, toujours sur le front de la dette, l'Agence France Trésor (AFT), qui gère la dette de la France, a confirmé vouloir lever entre 3 et 4,5 milliards d'euros de titres de dette à moyen et long terme lors de la dernière émission de l'année 2011 qui aura lieu le 1er décembre. Ces montants sont inférieurs aux émissions habituelles qui sont généralement d'au moins six milliards d'euros.

Dans ces circonstances, la séance a une nouvelle fois placée sous le signe de la volatilité d'autant plus importante que le volume d'échanges a été particulièrement faible (à peine plus de 2 milliards d?euros échangés sur le CAC 40) en raison d'une mi-séance à Wall Street pour cause de "Black Friday".

Sur le front des valeurs

D'une forte sensibilité au sentiment du marché, les valeurs cycliques ont terminé parmi les plus fortes progressions de l'indice parisien à l'image d'Arcelormittal (+2,84%), de Technip (+2,40%), de STMicroelectronics (+2,14%) ou encore d'Alcatel Lucent (+1,59%).

Axa a pris 1,67%. Le titre a bénéficié du relèvement de recommandation de Goldman Sachs. L'intermédiaire a intégré l'action dans sa liste des valeurs préférées et préconise dorénavant l'achat. Par ailleurs, plusieurs sources proches du dossier ont indiqué à Reuters qu'Axa, Allianz et Covéa (qui regroupe Maaf, MMA et GMF) ont mandaté des conseils pour étudier des offres sur les activités non vie de Gan Assurances et sont considérés comme les enchérisseurs les plus probables.

Les valeurs bancaires n'ont pas été en reste. Société Générale a avancé de 2,10%, Crédit Agricole de 1,22% et BNP Paribas de 0,90%.

France Télécom a pris 1,12%. Deutsche Telekom pourrait envisager de sortir de la coentreprise Everything Everywhere au Royaume-Uni en cas d'échec du projet de vente à AT&T de T-Mobile USA, estiment certains investisseurs.

Carrefour (+1,23%) a profité de rumeurs, démentie par le groupe, selon lesquelles Georges Plassat, actuel patron de Vivarte, remplacerait Lars Olofsson. Par ailleurs, le groupe a bénéficié de l'annonce de la libéralisation du secteur de la distribution en Inde. Cette décision, annoncée jeudi, va permettre à des géants mondiaux comme le français ou Wal-Mart de prendre pied sur un marché estimé à 450 milliards de dollars (337,2 milliards d'euros).

A contrario, plus fort repli, Suez Environnement a reculé de 1,09% suivi de Saint gobain (-0,51%), Peugeot (-0,25%) Vallourec (-0,08%) et PPR (-0,05%).

Hors CAC

Orco Property Group a plongé de 6,98%. Le groupe a annoncé jeudi soir une baisse de 45% de son chiffre d'affaires sur les neuf premiers mois de l'année, à 117,4 millions d'euros. Le groupe de promotion immobilière affiche une perte de 39,6 millions sur la période.

Devise et Pétrole

La monnaie unique était en repli face au billet vert. A la clôture des marchés d'actions européens, un euro s'échangeait contre 1,3258 dollar. Dans le même temps, les prix du baril de pétrole reculaient. Le Brent de la Mer du Nord perdait 1,35 % à 106,33 dollars tandis que le WTI lâchait 0,90 % à 96,27 dollars.

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