Les places européennes en repli après la Fed

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En réaction aux annonces de la Réserve fédérale américaine, hier soir, la Bourse de Paris évolue dans le rouge.

A l'instar des marchés américains et asiatiques, les places financières européennes réagissent négativement aux annonces, hier soir, de la Réserve fédérale américaine. Vers 10h30, le CAC 40 lâchait 1,11% à 3.044,41 points. Dans le même temps, ailleurs en Europe, le FTSE reculait de 0,55 %, le Dax de 0,71%, l'Ibex de 0,16% et le Ftse Mib de 0,59 %.

Tant attendues, les conclusions de la dernière réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine inquiétent les marchés. Au-delà de la décision de ne pas adopter de nouvelles mesures de soutien à l'économie, les investisseurs ont fraîchement accueilli le diagnostic conjoncturel. La Fed a en effet souligné que la situation en Europe comportait des risques pour l'économie américaine. Ce alors que les récents indicateurs en provenance de la première économie mondiale plaident pour un certain optimisme. Le taux de chômage est à son niveau le plus bas depuis mars 2009, et la consommation des ménages montre des signes de reprise.

Dans ce contexte, la situation en zone euro monopolise l'attention des intervenants. Ce d'autant plus qu'Angela Merkel s'est déclarée contre un renforcement de la capacité du MES (Mécanisme européen de stabilité). Sa capacité actuelle, 500 milliards d'euros, est considérée comme insuffisante pour venir en aide aux deux pays actuellement en difficulté : l'Espagne et l'Italie. Ce dernier testera d'ailleurs à nouveau les marchés avec une émission, ce mercredi, obligataire de 2 à 3 milliards d'euros sur cinq ans.

Sur le front des valeurs

Plus fort recul, Cap Gemini chute de 3,88%. Son concurrent britannique Logica a lancé ce matin un second avertissement sur ses résultats annuels.

Les valeurs cycliques sont mal orientées. Société Générale perd 2,99%, BNP Paribas 2,28% et Crédit Agricole 1,06%.

Les valeurs cycliques sont pénalisées après un regain d'inquiétudes relatives à la croissance mondiale. Ainsi Renault lâche 1,73%, Lafarge 1,45%µ et Michelin 1,37%.

Carrefour (-1,74%) est pénalisé par l'abaissement de recommandation d'ING. L'intermédiaire préconise dorénavant de vendre le titre.

Devise et Pétrole.

La monnaie unique évolue à ses plus bas niveaux face au billet vert. Vers 10h, un euro s'échangeait contre 1,304 dollar. Dans le même temps, les cours de l'or noir étaient en repli. Le baril de Brent de la Mer du Nord perdait 0,37% à 109,08 dollars tandis que le WTI s'échangeait contre 99,78 dollars (-0,36%)

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Commentaires
a écrit le 14/12/2011 à 13:35 :
Les éloges sans cesse répétés sur l'entente franco-allemande n'étaient pas mérités.
En fait cette entente, ou pour être plus précis, cette complicité aux dépens des autres membres de l'Union Monétaire, nous a conduit au bord du gouffre.
Les bénéfices énormes réalisés par les grosses compagnies aussi françaises mais surtout allemandes dans les pays de l'Union Monétaire ont étés réinvestis en dehors de celle-ci. L'Euro, artificiellement fort, encourageant la fuite des capitaux ou délocalisation.
Bénéfices énormes réalisés en partie grâce ou à cause de l'endettement de certains pays, ce qui a contribué à la croissance de l'économie surtout allemande (14 Milliards d'excédent commercial PAR MOIS). Les dettes ainsi contractées par ces pays doivent être maintenant remboursées. Ce qui aura donc un effet inverse et donc un économie en repli. Ceci explique la réaction des bourses Européennes. Une consolation cependant, le retour de l'Euro à un cour de change réaliste devrait en principe punir les délocalisants, puisque la production en dehors de la Zone Euro sera plus chère que dans la Zone Euro.

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