Le CAC 40 pénalisé par le secteur bancaire

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Après avoir enregistré un repli hebdomadaire de 0,7%, le CAC 40 a poursuivi son repli. Dans un marché attentiste, la chute des valeurs bancaires a pesé.

Après trois séances de repli consécutif, la Bourse de Paris est restée hésitante en ce début de semaine. Le CAC 40 n'a eu de cesse d'osciller autour de ses niveaux de vendredi pour finalement terminer sur un repli de 0,31 % à 3.127,69 points. Un repli qui s'est effectué dans un marché creux : à peine plus de 1,8 milliards d'euros ont été négocié sur l'indice phare.

Une anémie des échanges qui s'explique principalement par le peu d'initiatives prises par les investisseurs. Ces derniers étaient en effet dans l'attente des chiffres trimestriels d'Alcoa. Prévue après la clôture des marchés américains, cette publication lancera le bal des résultats du quatrième trimestre.

Second facteur militant pour la prudence, cette semaine sera chargée en adjudication d'obligations européennes avec notamment celles de l'Italie et de l'Espagne. Deux émissions tests pour l'avenir de la zone euro. Dans ce contexte, la communauté financière a accueilli froidement les déclarations d'Angela Merkel à l'issu de son déjeuner avec Nicolas Sarkozy.

La chancelière allemande a salué la volonté de la France de montrer l'exemple sur la taxe relative aux transactions financières, même si des divergences persistent sur ce sujet au sein du gouvernement allemand. "Angela Merkel et moi [...] avons mené un fameux combat, à la table du G20, à la table du G8 et à la table des sommets européens. Et la Commission européenne, a repris notre idée et remis sur la table une proposition de directive, il n'y a aucune précipitation de ma part", indiqué le président de la République. Et de rajouter : "Si nous ne montrons pas l'exemple, ça ne se fera pas".

Le président de la République française avait déclaré en fin de semaine dernière que la France"n'attendra pas que les autres pays soient d'accord pour mettre en ?uvre cette taxe". Une déclaration qui a fait bondir la communauté financière. Ainsi, l'association Paris Europlace, dont l'une des missions est de promouvoir l'attractivité du marché financier hexagonale, a indiqué qu'une telle mesure  "affaiblirait l'économie française" en faisant peser "un coût très lourd pour les banques, les sociétés de gestion, comme pour les sociétés d'assurances".

Dans ce contexte, les investisseurs ont pris connaissance de la baisse plus importante que prévu de la production industrielle allemande en novembre. Après une progression de 0,8% en octobre, le consensus s'attendait à un repli de 0,5%. In fine, plombée par le recul de la fabrication de biens d'équipement et de biens intermédiaires, la production industrielle s'est repliée de 0,6%. Un chiffre qui fait passer au second plan la publication d'un excédent commercial meilleur qu'attendu. En novembre, de la première économie de la zone euro a dégagé un excédent de 15,1 milliards d'euros au lieu des 12 milliards prévus et après 12,5 milliards le mois précédent.

Sur le front des valeurs

Les valeurs financières ont poursuivit leur plongeon. Société Générale a reculé de 3,63 %, Crédit Agricole de 2,08 % et BNP Paribas de 1,97 %. Depuis le début de l'année, les titres plongent respectivement de 12,82%, 7,27% et 8,09%

Renault (+1,02%) a profité du relèvement de recommandation de Citigroup. L?intermédiaire est de nouveau à l?achat sur le titre contre une opinion à « neutre » et son objectif de cours a été relevé de 32 à 35 euros. A contrario, Peugeot qui n'a pas fait l'objet d'un relèvement de conseil a chuté de 4,41%.

Alors que les indicateurs macroéconomiques publiés vendredi ont mis en exergue le contraste entre la reprise économique qui semble s'installer aux Etats-Unis et la récession qui menace en Europe, les valeurs défensives ont été recherchées. Ainsi, plus forte hausse, Pernod ricard a avancé de 1,97%, suivi de Danone (+1,48%). Plus loin, Essilor International a pris 0,89%.

Hors CAC

Air France KLM s'est replié de 3,64% après avoir fait état d'un trafic passager en augmentation de 7,5% en décembre 2011 mais d'un repli de 0,3% de son trafic de fret au cours de la même période.

Atos (-0,67%) a résisté après avoir annoncé l'acquisition de 50% de MSL Group, fournisseur de résultats en temps réel et de systèmes d'information pour les grands événements sportifs, dans le cadre d'une opération qui devrait être bouclée d'ici au 31 mars.

Devise et Pétrole

Après avoir chuté jusqu'à 1,266 dollar le matin sur les places asiatiques, la monnaie unique s'est reprise. A la clôture des marchés européens, un euro s'échangeait conter 1,274 dollar. Dans le même temps, les cours de l'or noir évoluaient à la baisse. Le baril de Brent de la Mer du Nord rendait 1% à 112,27 dollars tandis que celui de WTI pliait de 1,32% à 100,57 dollars.

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Commentaires
a écrit le 09/01/2012 à 16:48 :
Il fallait sans aucun doute s'y attendre. Devant nous c'est l'incertitude la plus totale, qui commande en fin de compte...
Réponse de le 10/01/2012 à 6:41 :
A force de taper sur le secteur bancaire sous toutes les formes ,nous allons payer la note.

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