Faurecia veut réaliser 50% de ses ventes hors d'Europe en 2013

 |   |  728  mots
(c) Copyright Reuters
(c) Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
L'équipementier automobile Faurecia affiche un chiffre d'affaires en hausse au premier trimestre. Malgré le contexte européen, l'entreprise détenue à 57% par Peugeot anticipe une hausse de son activité en 2013, notamment en Amérique du Nord et en Asie.

 

 

 
Faurecia n'a pas patiné au premier trimestre. L'équipementier automobile a fait preuve de résistance avec un chiffre d'affaires consolidé en hausse de 1,7% à 4,37 milliards d'euros pour les trois premiers mois de l'année. A taux de change et périmètre constants, les ventes ressortent en baisse de 0,9%.
Le groupe détenu à 57% par Peugeot a réussi à compenser la faiblesse du marché européen grâce à une série d'acquisitions, notamment aux Etats-Unis. L'activité sur le Vieux Continent reste à la peine avec des ventes qui chuté de 9,9% en Europe. Faurecia est à la man?uvre pour réduire son exposition à cette région dont la part est tombée sur la période à 55% des ventes totales de produits du groupe, contre 61% un an plus tôt. Hors Europe, le groupe rayonne ! Les facturations ont bondi de 19,6% en Asie dont 24,4% en Chine. En Amérique du Nord, l'activité de l'équipementier progresse de 6,5% en Amérique du Nord là où elle bondit de 21% en Amérique du Sud.

Malgré un « contexte européen difficile » Faurecia confirme ses prévisions annuelles annoncées en février dernier. Il anticipe toujours pour 2013 une hausse de son chiffre d'affaires dans une fourchette comprise entre 17,5 et 17,9 milliards d'euros à taux de change constants, une progression de sa marge opérationnelle et un cash flow net équilibré, avant des charges de restructurations dont l'effet en trésorerie devrait se situer entre 120 et 140 millions d'euros.

L'équipementier automobile prévoit en effet de limiter son dispositif industriel dans les contrées les moins dynamiques comme l'Europe de l'Ouest au profit de zones plus prospères. Le groupe entend réduire un peu plus son exposition à l'Europe autour de 52-53%. En Amérique du Nord, où Faurecia a quadruplé son chiffre d'affaires depuis 2009, le groupe prévoit de continuer à croître plus que le marché, de stabiliser son dispositif industriel et de se concentrer sur l'efficacité industrielle et la profitabilité. En Asie, Faurecia vise un développement soutenu à la fois en Chine, premier marché automobile mondial, et en Corée du Sud. Les ventes en Asie devraient représenter 20% du chiffre d'affaires en 2016, tandis que l'équipementier automobile vise une profitabilité « nettement supérieure à la moyenne du groupe. » Cette mutation des centres de revenus induit donc une refonte de la structure des coûts de Faurecia.

L'équipementier automobile utilise en effet tous les leviers en sa possession pour préserver sa trésorerie et contenir ses centres de coûts. Il a ainsi décidé de proposer à la prochaine assemblée des actionnaires qu'aucun dividende ne soit versé pour l'exercice 2012, « afin de mobiliser toutes les ressources du groupe autour de son développement ». Alors que l'industriel anticipe une baisse du marché automobile européen de 4% à 5% en 2013, il s'est fixé trois objectifs pour l'exercice en cours : « l'amélioration significative de la performance opérationnelle en Amérique du Nord, la poursuite de l'ajustement des frais fixes en Europe et le déploiement d'une politique commerciale mieux orientée vers la génération de cash ».

L'avis de MonFinancier :

Faurecia a réalisé un début d'année encourageant à la faveur du dynamisme des pays émergents. La dégradation du marché européen, dont il reste très dépendant pose encore problème. Le groupe a en effet réalisé 52% de ses ventes sur le vieux continent. Ce qui n'a pas été neutre sur les comptes, le résultat net chute de 62% avec une dette qui s'approche dangereusement des 2 milliards d'euros à 1,8 milliard d'euros pour une capitalisation de 1,5 milliard. Mais le groupe a pris conscience de ces conditions adverses comme en témoignent les efforts qu'il a entrepris à savoir une restructuration de ses activités en faveur des zones plus prospères mais aussi une poursuite de l'ajustement des frais fixes en Europe et le déploiement d'une politique commerciale mieux orientée vers la génération de cash...Sur les 12 euros, Faurecia n'est valorisé que 7 fois les bénéfices escomptés pour 2013. Ce qui est peu cher payé... Malgré une visibilité écornée par l'Europe, on peut jouer le déploiement du groupe sur des zones plus dynamique comme c'est le cas actuellement avec les multiples joint-ventures signées en Chine et en Thaïlande. Achat Spéculatif

Plus d'information Bourse sur Monfinancier

Pour aller plus loin, suivez le cours des marchés en direct

 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :