L'horizon s'éclaircit pour Lafarge

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Malgré l'annonce d'une chute de 95% de son résultat net au premier semestre, les résultats semestriels confirment le redressement de l 'activité du premier cimentier mondial. Car si Lafarge, comme tous ses concurrents est pénalisé par le ralentissement des marchés de la construction dans les économies développées, la chute du résultat net est avant tout imputable aux dépréciations d'actifs et aux coûts de restructuration.

Le numéro un mondial du ciment a en effet réduit ses coûts de 170 millions d'euros au premier semestre et continue de viser des économies d'au moins 400 millions d'euros sur l'ensemble de l'exercice.

Il a par ailleurs confirmé l'objectif de 1 milliard d'euros de cessions en 2012, afin notamment de ramener son endettement net sous la barre des 10 milliards d'euros "le plus tôt possible en 2013". Pour rappel, l'endettement net de Lafarge s?inscrivait en baisse de 12% pour s'établir à 12,55 milliards d'euros à la fin juin.

Les marchés mondiaux, notamment les pays marchés émergents et l?Asie qui pèse pour 16% du chiffre d?affaires total sont d?ailleurs mieux orientés, Lafarge anticipant désormais une croissance de 1% à 4% de la demande sur l?ensemble de ses marchés cette année, un contexte propice au retour durable de la confiance.

Si les perspectives sont toujours prudentes, l?horizon s?éclaircit alors que Lafarge met la priorité sur l?amélioration de sa structure financière, considéré comme le point noir du dossier par les analystes. Une stratégie payante puisque le titre s?inscrit en hausse de 37,28% depuis le début de l?année, et s?échange désormais à 37,28 euros.

Le moment pour l?action de faire une pause, considère Citigroup qui abaissait la veille sa recommandation "d'acheter" à "neutre" sur Lafarge, estimant ne plus voir suffisamment de facteurs positifs pour maintenir sa recommandation "acheter", en dépit des progrès réalisés. En revanche le broker relève son objectif de cours à 42 euros, contre 37 euros précédemment dans la mesure où il relève parallèlement ses prévisions pour le cimentier sur la période 2012-2014 "du fait de résultats semestriels solides, grâce à des prix plus avantageux et à un contrôle plus strict des coûts". Selon Citigroup, "le changement le plus important a lieu en 2012, alors que notre bénéfice par action augmente de 12%, bien que l'excédent brut d'exploitation progresse plus modestement de 3%".

La veille, c?était HSBC qui portait son objectif de cours sur le dossier de 52 à 55 euros tout en relevant sa prévision d'excédent brut d'exploitation (Ebitda) 2012 de 3% en raison de la progression des cours du ciment.

Peu à peu, le consensus redevient positif sur le dossier avec désormais 50% des analystes à l?achat pour un objectif de cours à 41,68 euros. Le titre était stable à l?heure du déjeuner, se négociant à 37,27 euros.

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