Mais qu'arrive-t-il au secteur technologique américain ?

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(Crédits : Bloomberg)
Depuis leurs pics annuels, le Dow Jones et le S&P 500 ont reperdu de plus de 7%. Quant au Nasdaq Composite, après avoir atteint son plus haut niveau depuis 12 ans à la mi-septembre, l'indice des valeurs technologiques s'inscrit en repli depuis maintenant six semaines consécutives. C'est sa plus longue série de baisse enregistrée depuis 2008.

Depuis la fin du mois de septembre, le segment technologique du S&P 500 a ainsi perdu 11%. Apple, première capitalisation mondiale a dévissé de 25% l'espace de deux mois alors que les réseaux sociaux comme Facebook, Zynga et Groupon ont abandonné respectivement 38%, 77% et 86% cette année.

De quoi inquiéter les investisseurs, notamment parce que le secteur des valeurs technologiques occupe un poids prépondérant des marchés actions. Il représente par exemple environ 19% de la capitalisation boursière du S&P 500. Si le repli de Wall Street a été suscité par l'angoisse d'un échec des négociations politiques au sujet du "fiscal cliff", la récente dégringolade des valeurs technologiques est également due à des inquiétudes fondamentales.

Pression sur les marques

De fait, les analystes en conviendront, la croissance des résultats d'entreprises s'est avérée décevante, alors que parallèlement les perspectives de bénéfices se sont détériorées. C'est notamment le cas d'Apple, Google, IBM, Intel et Dell qui ont tous déçu et ont été en conséquence sanctionnés par les investisseurs. De plus, la rentabilité aussi a été affectée, en témoigne l'effritement des marges bénéficiaires des entreprises technologiques qui ont reculé à 17%, contre 19% au dernier trimestre 2011. Même les géants du secteur ne sont pas épargnés par cette pression sur les marques, en témoigne le constat selon lequel Apple, Electronic Arts et Texas Instruments ont tous abaissé de 20% ou plus leurs objectifs de bénéfice pour le trimestre à venir.

Manque de visibilité

Face à la dégradation des perspectives, un mouvement de vente s'est enclenché sur le compartiment technologique qui a enchainé 6 semaines dans le rouge. Pourtant, la plupart des analystes soulignent que les valeurs technologiques restent relativement bon marché, puisqu'elles affichent un multiple de 11,7 fois les résultats prévus pour l'année prochaine contre un PER moyen de 12,6 pour le S&P 500, selon Goldman Sachs. Mais le manque de visibilité quant aux perspectives de croissance pour l'exercice 2013 incite les investisseurs à privilégier la prudence en prenant leurs bénéfices sur les valeurs qui ont fortement grimpé.
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Commentaires
a écrit le 26/11/2012 à 13:04 :
Et si outre le "fiscal cliff", les récents résultats avaient aussi pris en compte les incertitudes liées à l'élection présidentielle récente ? D'autre part, les opérateurs atténuent peut-être aussi une reprise qu'ils jugent trop rapide et dénuée de fondamentaux suffisament solides et durables ? Une prudence de bon alloi ...

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