Theradiag, spécialiste du diagnostic, part à la conquête d'Alternext

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(Crédits : DR)
Avec cette entrée en Bourse, Theradiag souhaite lever environ 6,5 millions d'euros pour renforcer sa force commerciale auprès des centres hospitaliers mais aussi financer le déploiement de ses deux plateformes de tests.

Créée en 1986, sous le nom de Biomedical Diagnostics, Theradiag est une société française, spécialisée dans le développement, la fabrication et la commercialisation d'outils de diagnostic in vitro pour le dépistage, entre autres, des maladies auto-immunes. Ce néologisme définit l'avenir du groupe Theradiag. La société biopharmaceutique allie en effet, le traitement et le diagnostic.

Autrement dit, Theradiag propose, en outre du dépistage d'une maladie auto-immune (poly-arthrite rhumatoïde etc...) ou infectieuses, le traitement le plus adapté à chaque malade. Cette médecine personnalisée est source d'économie de coûts puisque le théranostic permet de modifier voire changer le traitement s'il se révèle inefficace. Si on prend le cas des patients touchés par des maladies inflammatoires sous anti-TNF, en moyenne 30 % ne répondent pas à leur traitement. C'est que l'enjeu est de taille, les nouveaux médicaments commercialisés pour ce type de pathologies sont coûteux d'autant plus que certains patients peuvent développer une résistance aux médicaments administrés. Depuis 2011, le groupe surfe sur la montée en puissance du théranostic avec la mise sur le marché de Lisa Tracker, la gamme de tests pour le suivi des maladies auto-immunes. Estimé à 20 milliards de dollars marché adressé est donc colossal ! C'est que le nombre de patients souffrant de maladies auto-immunes dont certaines n'ont aucun traitement existant à ce jour, est considérable à travers le monde....

Chiffre d'affaires de 10 millions d'euros

La société postulante a réalisé en 2011 un chiffre d'affaires de 10 millions d'euros mais essuyé une perte de 0,9 million d'euros. En plus du Théranostic, le groupe est aussi présent dans les tests de diagnostic in vitro pour un grand nombre de pathologies dans les domaines de l'immunochimie, de l'infectieux et de la génétique. Cette activité de distribution a représenté 70% de son chiffre d'affaires en 2011 et 63% de ce dernier au cours du 1er semestre 2012. Cerise sur le gâteau, elle est bénéficiaire... Tant mieux pour Theradiag, c'est une base solide pour déployer les outils de théranostic développés en interne et qui sont beaucoup plus margés... L'ambition est clairement affichée : augmenter la part des produits développés par la propre R & D de Theradiag à plus de la moitié de son chiffre d'affaires. Dans cette optique, l'entreprise a racheté en juin dernier la société innovante Prestizia, qui développe une plate-forme technologique de biomarqueurs brevetés (microARN), avec le CNRS et l'Institut de génétique moléculaire de Montpellier. Le groupe met la dernière patte à son un test de biologie moléculaire dans le profilage génétique des patients atteint par le VIH, dont la commercialisation est prévue début 2015.

Truffle Capital détient 60 % des parts

Avec cette entrée en Bourse (l'offre sera close le 4 décembre prochain), Theradiag souhaite donc lever environ 6,5 millions d'euros pour renforcer sa force commerciale auprès des centres hospitaliers mais aussi financer le déploiement de ses deux plateformes de tests. Et c'est Truffle Capital, fonds spécialisé qui sera une nouvelle fois de la partie après ses succès avec Carmat, Vexim. Détenteur de 60 % des parts de la société postulante, Truffle Capital a fait savoir qu'il souscrirait jusqu'à 3,2 millions, soit la moitié du montant de l'opération ! Le supporter de la première heure n'entend pas se désengager de sitôt.

L'horizon bénéficiaire de la société n'a toutefois pas été clairement affiché. La direction indique tout juste que cette levée de fonds lui permettra de poursuivre son développement jusqu'à la profitabilité. Si on essaye de lire entre les lignes, cela n'interviendrait pas avant 2015, horizon auquel les analystes de Portzamparc visent une progression de 50% du chiffre d'affaires. La capitalisation de la société postulante en milieu de fourchette ressortirait à 21 millions d'euros. Ce n'est pas si cher payé dans la mesure où la société évolue dans un secteur très recherché. Plusieurs transactions et opérations d'acquisitions ont été réalisées dans le secteur du diagnostic in vitro ces dernières années, avec le rachat de jeunes pousses par de gros poissons. Ce qui ravive d'autant plus l'attrait spéculatif autour de ce dossier...

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