Les marchés européens inquiets du montant de l'aide aux banques espagnoles

Les Bourses européennes ont fini jeudi en recul, après une série de mauvais indicateurs des deux cotés de l'Atlantique les investisseurs restant prudents avant l'issue de la réunion des ministres des Finances de la zone euro.
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Les investisseurs attendent des annonces de l'Eurogroupe. Les ministres des Finances se réunissaient en effet ce jeudi à Bruxelles pour évoquer notamment une aide qui serait accordée à l'Espagne. Paris a clôturé en légère baisse de 0,39% à 3.114,22 points ce 21 juin. Francfort a cédé 0,77%, Londres 0,99%, Madrid 0,33%, la Bourse suisse 0,10% et Lisbonne 0,37%. Seul Milan a fini sur une petite hausse de 0,14%. L'Eurostoxx 50 a reculé de 0,37%.

 "Les statistiques macroéconomiques sont globalement mauvaises et le marché parisien n'a pas réussi à résister même si les investisseurs espèrent quelques annonces lors de l'Eurogroupe", a résumé Guillaume Garabédian, gérant d'actions chez Meeschaert Gestion Privée. Parmi les valeurs, Air-France KLM s'est envolé de 5,49% à 3,63 euros après l'annonce par sa composante française, en difficultés, de la suppression de plus de 5.000 postes d'ici fin 2013.  Les bancaires ont reculé, Crédit Agricole cédant 1,79% à 3,34 euros, BNP Paribas 1,38% à 28,21 euros et Société Générale 1,31% à 17,74 euros.

L'Espagne dit avoir besoin de 62 milliards d'euros

Les opérateurs sont impatients de connaître le montant que l'union monétaire devra prêter au secteur bancaire espagnol, asphyxié par des crédits immobiliers douteux. Les autorités espagnoles ont dévoilé, peu après la clôture, les résultats des audits indépendants menés sur le sujet, qui ont calculé des besoins en capitaux allant jusqu'à 62 milliards d'euros dans le pire des scénarios.

Autres éléments déprimants pour les marchés: l'économie de la zone euro a enregistré, au deuxième trimestre, sa plus forte contraction depuis trois ans, selon un indicateur paru dans la matinée, tandis que des indicateurs américains, sur l'immobilier et l'activité industrielle. Aux Etats-Unis, la reprise n'est toujours pas au rendez-vous tant sur le front de l'emploi que de l'immobilier et l'indice composite des indicateurs économiques américains n'a rebondi que timidement en mai, signe que la croissance aura du mal à gagner de l'élan dans les mois à venir.

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