Santé : Bone Therapeutics entre en Bourse et vise 27 millions d'euros

 |   |  431  mots
Rayon-X d'un avant bras. L'innovation de Bone Therapeutics permet de traiter les fractures sévères, dites à haute énergie.
Rayon-X d'un avant bras. L'innovation de Bone Therapeutics permet de traiter les fractures sévères, dites "à haute énergie". (Crédits : Reuters)
La société belge spécialiste de la thérapie cellulaire osseuse est entrée en Bourse ce jeudi sur les places bruxelloise et parisienne d'Euronext. Mais depuis sa création en 2006, Bone Therapeutics n'a encore commercialisé aucun produit.

Réparer et prévenir les fractures osseuses sans chirurgie. C'est l'objectif que s'est fixé Bone Therapeutics, une société basée au sud de Bruxelles. Avec un produit à deux étapes de la commercialisation et un portefeuille de neuf familles de brevets, le laboratoire devrait lever entre 25.375 millions d'euros et 33 millions d'euros lors de son introduction en Bourse.

Conserver son indépendance

Sur les 27 millions d'euros visés en milieu de fourchette, près de 40% sont déjà sécurisés par l'engagement des actionnaires actuels de Bone Therapeutics, soit des actionnaires individuels privés. Enrico Bastianelli, directeur général de l'entreprise, souhaite en effet conserver l'indépendance de sa société. Pour ce médecin de formation qui ne regrette pas ses années de pratique à l'hôpital universitaire belge Erasme, ce sont avant tout "le projet industriel et l'innovation" qui comptent.

"Une introduction en Bourse, c'est un moyen idéal pour pérenniser le projet, établir un leadership", explique-t-il.

Un leadership dans la thérapie cellulaire osseuse qu'Enrico Bastianelli souhaite établir en Europe du Nord où l'entreprise est déjà implantée, mais aussi aux États-Unis et au Japon.

Un marché très peu concurrentiel

Au niveau mondial, Bone Therapeutics estime en effet le marché de la réparation et de la prévention des fractures à douze millions de patients. Si ce marché est très peu concurrentiel, l'entreprise belge a choisi de se positionner là où aucun traitement n'est encore commercialisé. "Les autres sociétés spécialisées dans ce domaine sont seulement en phase pré-clinique", observe-t-il, ajoutant avoir "des années d'avance sur la concurrence".

Dans le domaine de la réparation, Bone Therapeutics veut donc proposer une solution ne nécessitant aucune chirurgie pour les patients dont la fracture guérit trop lentement. Pour les personnes atteintes des maladies de l'os comme l'ostéoporose et l'ostéonécrose, la société développe actuellement le Preob, un système d'injection de cellules osseuses régénératrices au niveau de la fracture, alors qu'une chirurgie ouverte est aujourd'hui le seul traitement possible.

Des revenus dès 2019

Le Preob, actuellement en phase de développement pré-commerciale, devrait être  mis sur le marché "prochainement" et générer des premiers revenus "à horizon 2019-2020", précise Enrico Bastianelli. Mais le prix de cette intervention est aujourd'hui estimé entre 10.000 euros et 20.000 euros en Europe. Pour réduire ce coût, Bone Therapeutics parie donc sur un marché de 14,5 milliards de dollars et l'optimisation des procédés de production grâce à son implantation prochaine aux États-Unis.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 22/01/2015 à 22:12 :
C'est pas un avant bras mais une jambe !

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :