Europe: en rouge, les valeurs bancaires plongent
Cercle Finance
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(CercleFinance.com) - Les places boursières européennes sont en net recul ce matin, avec -2,2% à Londres, -2,5% à Francfort et -3,5% à Paris, dans un contexte marqué par les vives inquiétudes autour des valeurs bancaires.
L'effondrement de SVB, un établissement bancaire de second plan aux Etats-Unis, continue en effet de provoquer des remous sur les marchéset une véritable défiance des investisseurs quant aux valeurs bancaires : Credit Suisse cède 18% à Zurich, Société Générale et BNP Paribas lâchent près de 10% à Paris, la Deutsche Bank recule de 6% à Francfort, HSBC et Barclays perdent respectivement près de 4 et 6% à Londres...
L'or retrouve son statut de valeur refuge: le métal jaune s'est arrogé plus de 5% au cours des cinq dernières séances.
Sur le front des statistiques, les investisseurs ont pris connaissance ce matin d'une hausse de 0,7% de la production industrielle corrigée des variations saisonnières dans la zone euro en janvier (et +0,3% dans l'UE), par rapport à décembre 2022, selon les estimations d'Eurostat, l'office statistique de l'Union européenne.
En décembre 2022, la production industrielle avait diminué de 1,3% dans la zone euro et de 0,6% dans l'UE.
Par ailleurs, en France, l'indice des prix à la consommation (IPC) augmente de 1,0 % sur un mois en février 2023, après +0,4 % en janvier. L'inflation passe ainsi à 6,3% sur un an selon l'Insee.
Aux Etats-Unis, les intervenants de marché suivront l'indice Empire State de la Fed de New York, les ventes de détail, les prix à la production industrielle, les stocks des entreprises ainsi que les stocks de pétrole.
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Rappelons qu'à la veille des décisions de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE), les investisseurs devraient se montrer prudents.
Si une hausse de taux de 50 points de base semble actée, il reste à savoir si l'institution évoquera explicitement une hausse similaire à l'issue de sa réunion du mois de mai ou si elle laissera ouverte la possibilité de ralentir ses prochains resserrements à 25 points.
L'épisode SVB a en effet rendu les investisseurs nerveux quant aux effets pernicieux du durcissement monétaire rapide orchestré par les banques centrales, qui pourrait bien porter un coup fatal aux établissements les plus fragiles.
'A ce stade du cycle, un peu de flexibilité serait (...) bienvenue car le risque d'assèchement du crédit en zone euro s'accroît', prévient ainsi Bruno Cavalier, l'économiste en chef d'Oddo BHF.
Dans l'actualité des sociétés, E.ON annonce avoir réalisé 'une solide performance opérationnelle au cours de l'exercice 2022', avec un EBITDA ajusté qui ressort à 8,1 milliards d'euros et un le résultat net ajusté de 2,7 milliards d'euros.
De son côté, Inditex annonce que ses ventes ont atteint 32,6 MdsE en 2022, un chiffre en hausse de 18% à changes constants par rapport à l'exercice précédent, tiré par une hausse de l'activité dans toutes les zones géographiques. Le bénéfice net ressort à 4,1 MdsE, en hausse de 27%, soit un sommet 'historique' dixit Inditex.
Siemens Mobility Austria annonce avoir reçu une commande de l'ÖBB, les Chemins de fer autrichiens, pour 27 rames électriques Desiro ML de Siemens supplémentaires.
Enfin, le géant suédois du prêt-à-porter Hennes & Mauritz a annoncé des ventes en hausse de 12% à 54,87 milliards de couronnes suédoises (environ 4,8 milliards d'euros) sur la période allant de décembre à février, une performance supérieure aux anticipations des analystes qui visaient autour de 54,50 milliards.
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