Marché: la Banque de France en lutte contre l'inflation
Cercle Finance
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(CercleFinance.com) - 'Il y a un an, nous trouvions que le niveau d'inflation était trop faible. Maintenant, elle est de 5,8% en France et de 8,6% en zone euro...', souffle Anne-Sophie Martenot, adjointe à la Direction générale des Statistiques, des Etudes et de l'International de la Banque de France.
Ce mercredi 6 juillet, la BanquedeFranceorganisait ses Rencontresdela politique monétaire, l'occasion d'expliquer le récent phénomène d'inflation qui s'est abattu sur les marchés devant un auditoire de plusieurs centaines de personnes.
'Le Covid et les confinements ont provoqué l'arrêt simultané des économies. Par la suite, les redémarrages conjoints ont entraîné de fortes pressions sur les prix et une désorganisation des chaînes logistiques', analyse la responsable.
Le conflit russo-ukrainien a également engendré des pressions sur les prix du gaz et du pétrole ainsi que sur certaines matières premières comme le blé. Conséquence? Plus de 50% des entreprises ont répercuté des hausses de prix.
La Banque de France met en avant les mesures gouvernementales prises pour protéger le pouvoir d'achat des Français : remise de 18 centimes à la pompe, chèque alimentaire, bouclier tarifaire... L'indexation du SMIC sur l'inflation a aussi contribué à limiter le recul du pouvoir d'achat.
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'Ainsi, le pouvoir d'achat a reculé de 1% en 2022, mais nous savons que ce ressenti n'est pas homogène. Le mandat de la Banque de France est d'assurer la stabilité des prix. A ce titre, nous estimons qu'une inflation de 2% assure un fonctionnement optimal de l'économie', poursuit Anne-Sophie Martenot.
Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, explique: 'en-dessous de 2% d'inflation, l'économie est anémiée, on a besoin d'y ajouter un fortifiant: c'est ce que nous avons fait avec la mise en place de taux très bas. Au-delà de 2%, on peut parler de surchauffe: l'offre ne couvre pas la demande.'
Le gouverneur a rassuré son auditoire quant à la solidité de l'économie française. 'La seule façon de s'enrichir dans la durée reste toujours de travailler', a-t-il martelé.
A ce titre, il souligne que le taux de chômage actuel est 'plutôt bas', à 7%, et qu'il est donc 'assez favorable' pour traiter le problème de l'inflation.
Enfin, François Villeroy de Galhau, a annoncé qu'il proposerait au ministre de l'Economie à la mi-juillet une nouvelle hausse de la rémunération du livret A (dont le taux est actuellement à 1%) à partir du 1er août.
'Nous sommes décidés à lutter contre l'inflation et nous en avons les moyens', a-t-il conclu avant de se prêter au traditionnel jeu des questions-réponses avec la salle.
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