Paris: score hebdo négatif suite tension taux +repli WStreet
Cercle Finance
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(CercleFinance.com) - Après deux jours d'envolée (+1,4% mercredi et +1,4% jeudi), la bourse de Paris inverse radicalement la vapeur et chute de près de -2% vers 6.581: le bilan de la semaine écoulée (4 séances seulement) passe à légèrement négatif (-0,1%).
L'indice est pénalisé par le pullback du secteur aérien (Airbus -3,6%) et du secteur du luxe : Kering recule de 4,3%, LVMH et Hermes cèdent environ -1,6%.
Mais les pertes sont plus lourdes encore pour l'E-Stoxx50 avec -2,25% et pour le DAX40 avec -2,5%.
Les actions souffrent depuis jeudi soir (à Wall Street) de la soudaine remontée des rendements obligataires survenu la veille en milieu d'après-midi (+10Pts sur les T-Bonds US, +6Pts sur les Bunds) ce qui laisse craindre un renchérissement du coût de financement des entreprises et par extension, un éventuel ralentissement de la croissance.
Les indices US abordent la mi-séance en baisse avec -1,7% (même score que le Nasdaq) sous 34,200 sur le Dow Jones et -1,5% sur le S&P500.
A noter la cassure d'un très important support sur Google/Alphabet et sur Nvidia.
Côté chiffres US, la publication la plus attendue était celle du PMI des 'services': il chute de 58 vers 54,7, avec un net ralentissement de l'activité dans les secteurs loisirs/hôtellerie/restauration.
En ce qui concerne le PMI composite de S&P Global, il ressort en baise à 55,1 en estimation flash, après 57,7 en mars.
Le rendement des emprunts d'Etat américains à dix ans reste au contact des plus hauts depuis la fin 2018, à près de 2,915%, nos OAT voient leur rendement culminer à 1,415% (+1,5Pts), les Bunds affichent +4Pts à 0,963% (au plus haut depuis 4 ans).
'Les grandes banques centrales tiennent toujours les marchés en haleine, notamment la Banque centrale européenne (BCE)', explique César Perez Ruiz, le responsable des investissements et CIO de Pictet Wealth Management.
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Hier soir, Jerome Powell a préparé les marchés à voir 3 resserrements successifs de +50Pts du taux directeur de la FED d'ici le milieu de l'été.
Dans ce contexte empreint de risques inflationnistes de plus en plus menaçants, les investisseurs ont pris connaissance, ce matin, du PMI flash composite de l'activité globale en France. Celui-ci s'est redressé, passant de 56,3 en mars à 57,5 en avril, signalant la plus forte expansion de l'activité du secteur privé français depuis janvier 2018.
La hausse de l'activité globale a résulté d'un environnement plus favorable à la demande, surtout dans les services avec l'assouplissement des restrictions sanitaires (secteur tourisme, restauration/hôtellerie), alors que les pénuries (secteur auto) et la guerre en Ukraine ont limité la hausse de la production manufacturière.
'Au vu du niveau actuel de l'inflation, les efforts de relance de l'activité à l'issue de la pandémie parviendront difficilement à compenser les effets négatifs de la montée des prix', prévient néanmoins Joe Hayes, senior economist à S&P Global.
'Sur le mois écoulé, les tensions sur les prix de l'énergie n'ont pas
disparu, les perturbations des chaînes d'approvisionnement s'aggravent', soulignent les économistes d'Oddo BHF.
Sur le front des changes, l'Euro retombe de -0,6% vers 1,0775/$, soit -1,6% en 24H (1,0940 au plus haut la veille).
Dans l'actualité des sociétés hexagonales, Renault Group (-1,35%) publie un chiffre d'affaires de 9,7 milliards d'euros pour le premier trimestre, en baisse de 2,7% (-0,7% à change et périmètre constants), pour des ventes mondiales de 552.000 véhicules dans un contexte de marché encore très perturbé.
EssilorLuxottica (-2,6%) annonce un chiffre d'affaires du premier trimestre 2022 de 5,61 milliards d'euros, en hausse de 38,1% (+33,1% à taux de change constants). À base comparable, il a augmenté de 15,7% (+11,5% à taux de change constants).
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