Taux: le niveau des taux BCE compte moins que leur stabilité
Cercle Finance
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(CercleFinance.com) - Les marchés obligataires, les indices boursiers, le Dollar s'inscrivent tous en nette hausse car la 10ème hausse de taux (à 4,00% pour le 'repo', c'est à dire la principale référence) devrait être la dernière du cycle.
La communication de la BCE a été très insiste sur ce point : les taux actuels ont vocation à être maintenus (donc ils ne monteront plus, logiquement) jusqu'à ce que l'inflation se rapproche de l'objectif des 2% (lequel pourrait être atteint début 2026, c'est à dire dans 13 trimestre, ce qui risque de paraître long).
Les marchés obligataires européens se détendent après la BCE : -8Pts sur les OAT à 3,12%, les Bunds effacent -6,4Pts à 2,558%, les BTP italiens ont surperformé avec -12Pts à 4.338%, Christine Lagarde ayant précisé que la dette italienne était solide et ne nécessitait l'activation d'un mécanisme de soutien (de type PEPP).
La Banque centrale européenne (BCE) a également profité de cette réunion pour mettre à jour ses prévisions pour 2023, 2024 et 2025... et il n'y a pas de 'bonnes surprises' puisque la croissance est revue à la baisse ces 2 prochaines années et l'inflation à la hausse en 2023 et 2024 à respectivement 5,6% (contre 5,3%) et 3,2% (contre +3%), mais à la baisse pour 2025, à 2,1%.
Toutefois, en données 'core' (hors énergie) l'inflation est légèrement révisée à la baisse à 5,1% en moyenne en 2023, 2,9% en 2024 et 2,2% en 2025.
Enfin, 'eu égard à l'incidence croissante du resserrement monétaire sur la demande intérieure et au ralentissement du commerce international', la BCE a sensiblement réduit ses projections de croissance économique à 0,7% en 2023, 1% (seulement) en 2024 et 1,5% en 2025.
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Christine Lagarde note que l'activité dans les 'services' baisse sensiblement, que les banques prêtent moins facilement, que les entreprises sont moins demandeuses (baisse de -3% des volumes sur 1 an contre -2,2% à la fin du 1er semestre), que les prêts aux particuliers reculent (de -1,7% depuis le 1er janvier, de -0,8% sur juin/juillet/août).
La masse monétaire 'M3' (incluant le crédit) se contracte de -0,5% cette année, en regard d'une inflation alimentaire qui reste supérieure à 6%.
Journée beaucoup plus linéaire sur les T-Bonds US qui sont longtemps restés hésitants autour de 4,26% mais qui se tendent ce soir de +3Pts de base vers 4,278%.
Un chiffre était très attendu aux Etats Unis : les ventes au détail aux Etats-Unis ont progressé de +0,6%, bien plus que les 0,2% attendus au mois d'août, selon des statistiques officielles publiées ce jeudi.
Le Département du Commerce signale que la hausse des carburants a compté pour une large part dans ces +0,6% du mois d'août.
Cet indice est calculé en volume d'argent dépensé... et il en fallait par exemple 7% de plus pour parcourir le même nombre de kilomètres: les ventes des stations-services ont grimpé de 5,2% du fait de la remontée des prix de l'essence et du diesel... car les américains ont un peu moins roulé (en Californie, le 'gallon' se paye entre 5,50 et 6$ contre 4$ en Louisiane).
Hors automobiles et carburants - la composante de la statistique correspondant le mieux à la mesure de la consommation entrant dans le calcul PIB - les ventes au détail n'ont toutefois augmenté que de 0,2%.
Ce nouveau signe de la résistance de l'économie américaine pourrait pousser la Réserve fédérale à poursuivre sur la voie du resserrement monétaire à l'issue de sa réunion de la semaine prochaine.
D'autant plus que les prix à la production aux Etats-Unis ont progressé de +0,7% (au lieu de +0,2% attendu) du fait de la récente remontée des cours pétroliers (90,1$ sur le WTI, nouveau record annuel) a un impact défavorable sur les coûts de production.
Le nombre d'inscriptions aux allocations chômage aux Etats-Unis a augmenté de 3.000 lors de la semaine du 4 septembre, ressortant à 220 000 selon le Département du Travail contre 217 000 la semaine précédente (chiffre révisé par rapport aux 216 000 initialement annoncés).
La moyenne mobile sur quatre semaines - considérée comme un meilleur indicateur de la tendance de fond du marché de l'emploi - laisse quant à elle apparaître une baisse de 5000 du nombre d'inscriptions par rapport à la semaine précédente, pour s'établir à 224 500.
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