Taux: nette détende hebdo (-25 à -32Pts), l'Ukraine tétanise
Cercle Finance
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(CercleFinance.com) - Les marchés obligataires ont retrouvé leur statut de 'refuges' face à la situation les plus tendue observée depuis mars 2020.
Bien que les indices boursiers européens aient fini au plus bas, avec des écarts proches de -5%, les OAT et les Bunds n'ont pas fini au plus haut (ce qui aurait pourtant paru logique).
Les OAT et les Bunds se détendent de -6Pts (à 0,436% sur l'OAT) et -9Pts sur le Bund (à -0,075% en clôture contre -0,107% au pic de stress de la mi-journée).
Plus au sud, les Bonos et les BTP italiens effacent 6Pts à 0,952 et 1,523%.
Outre-Manche, les Gilts effacent -7Pts à 1,232%.
Sur la semaine écoulée, le renversement des anticipations sur les priorités de la BCE (soutenir l'économie plutôt que combattre l'inflation) a engendré une spectaculaire détente qui atteint -27,5Pts sur nos OAT, -30Pts sur les Bunds et -32Pts sur les 'BTP'.
Outre Atlantique, le besoin de se 'couvrir' apparait moins flagrant sur l'ensemble de la semaine (-23Pts à 1,7400%) car la guerre est loin des rivages des Etats Unis mais les T-Bonds US ont engrangé la moitié de leurs gains au cours de cette seule séance de vendredi (-11Pts).
Les spécialistes des bons du Trésor US ont réduit leurs anticipations de hausses des taux de 6 à 4 (fois 25Pts) d'ici fin 2022, la FED ayant écarté une attitude trop agressive, comme une hausse de 50Pts le 15 mars.
La tension est montée d'un cran en Ukraine. Cette nuit, la centrale nucléaire de Zaporijia, la plus grande d'Europe, a été touchée par des tirs russes laissant craindre une possible fuite radioactive... mais seul un bâtiment administratif a été touché et l'incendie rapidement maitrisés par les pompiers ukrainiens.
Mais cela aurait pu être beaucoup plus grave: chaque jour qui passe apporte son lot de désillusions et qui sait quelle calamité pourrait survenir durant le weekend.
Cet épisode vient accréditer le scénario évoqué hier par Emmanuel Macron à la suite d'un entretien téléphonique avec Vladimir Poutine jeudi, selon lequel le 'pire pourrait être à venir'.
Le point d'orgue macroéconomique de la semaine, le 'NFP', a été éclipsé par le 'géopolitique': les USA ont créé +678.000 emplois contre 400.000 espérés: le 'mieux que prévu' prévaut également pour les 2 mois précédents. Les créations de jobs en décembre sont révisées de +510.000 à +588.000, en janvier de +467.000 à 481.000, soit +92.000 en tout.
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Autre chiffre 'meilleur que prévu' : les salaires horaires n'ont pas bougé au lieu de +0,5% attendu.
Le taux de participation de la population active progresse de 62,2 à 62,3% et le taux de chômage recule symétriquement de -0,1% à 3,8%.
Charles Evans (FED de Chicago) salue ces chiffres solides et pronostique que le marché du travail US va demeurer vigoureux : les plans de la FED en matière de hausse de taux sont maintenus, compte tenu des perspectives inflationnistes actuelles.
Les ventes au détail dans la zone euro ont rebondi moins fortement que prévu en janvier par rapport au mois précédent, montrent des données publiées vendredi par Eurostat.
D'après les estimations de l'office statistique de l'Union européenne, le volume des ventes du commerce de détail corrigé des variations saisonnières a augmenté de 0,2% dans la zone euro (contre +1,5% attendu).
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