Wall Street: aucun rebond ne se matérialise
Cercle Finance
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(CercleFinance.com) - Wall Street ne semble pas en mesure d'amorcer de véritable rebond mardi matin après être retombée, hier, 10% en dessous de ses récents records, ce qui correspond à une zone de correction boursière.
Un peu plus d'une demi-heure avant l'ouverture, les 'futures' sur les grands indices new-yorkais évoluent autour de l'équilibre, signalant une ouverture de Wall Street hésitante et sans réel rebond.
La flambée des cours pétroliers - dont les niveaux inquiétants commencent à constituer une menace pour la croissance - continue de préoccuper les investisseurs.
Portés par la perspective d'un possible embargo des américains et des européens sur le pétrole russe, les cours de l'or noir poursuivent leur envolée ce mardi.
Sur le marché new-yorkais NYMEX, le contrat sur le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) grimpe actuellement de près de 5%, au-delà du seuil symbolique des 125 dollars.
Les investisseurs savent qu'une hausse aussi brutale ne peut être absorbée sans difficulté par les pays importateurs, ce qui signifie que le cycle économique va devoir être sensiblement revu à la baisse.
'Par la soudaineté et l'amplitude des mouvements de prix, on est en présence d'un véritable choc pétrolier', estiment ce matin les équipes d'Oddo BHF.
'En quinze jours, le prix du pétrole brut a déjà monté d'environ 30% (soit aussi 30 dollars par baril), hausse qui amplifie une tension qui existait avant la début du conflit (forte reprise de la demande post-Covid, offre
contrainte)', précise la banque privée parisienne.
Pour Oddo, la situation actuelle s'apparente aux chocs énergétiques des années 1970 qui avaient été notamment provoqués par la guerre du Kippour de 1973 et la révolution islamique iranienne de 1979.
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En lâchant 2,4% supplémentaires hier, le Dow Jones a d'ailleurs confirmé son passage en phase de 'correction', soit une baisse de plus de 10% par rapport à son dernier plus haut, qui datait de la fin 2021.
Sur le front des indicateurs, le déficit commercial des Etats-Unis s'est fortement accru au mois de janvier, pour s'établir à 89,7 milliards de dollars, à comparer à 82 milliards pour le mois précédent.
Sur le marché obligataire, le rendement des Treasuries à 10 ans repart à la hausse, autour de 1,85%, tandis que le billet vert cède un peu de terrain après son bond de la veille, consécutif à l'envolée des prix du pétrole, le WTI comme le Brent étant libellés en dollars.
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