Wall Street: en léger repli avec les matières premières
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(CercleFinance.com) - Comme prévu, Wall Street poursuit son repli mardi, les investisseurs craignant qu'une période prolongée de prix élevés des matières premières ne finisse par peser sur la croissance économique.
En fin de matinée, le Dow Jones recule de 0,4% à 32.695,3 points, tandis que le Nasdaq Composite cède 0,7% à 12.747,9 points.
L'annonce du boycott du pétrole russe par les Etats-Unis provoque une nouvelle flambée du baril de brut léger américain, qui grimpe de plus de 6% à 126,75 dollars.
Les intervenants se disent que la décision de Washington pourrait conduire l'Union Européenne à en faire de même, même si les entreprises du Vieux Continent sont beaucoup plus dépendantes de l'énergie russe que leurs homologues américaines.
Sans surprise, c'est une nouvelle fois le secteur de l'énergie qui signe la plus forte progression des marchés américains ce mardi, avec un gain de plus de 4% pour l'indice S&P 500 Energy.
Schlumberger s'adjuge ainsi plus de 8% en perspectives d'un raffermissement des investissements au sein du secteur avec l'envolée des cours, tandis que Chevron s'octroie une progression de près de 6%.
Mais la flambée des prix du pétrole semble presque anecdotique au regard de l'explosion du prix de la tonne de nickel, dont le contrat à Londres a doublé de 43.000 à 86.000 dollars la tonne en moins de 24 heures.
Le contexte de marché est aussi marqué par la poursuite du rebond du dollar, qui profite à plein de son statut de valeur refuge en revenant coter non loin de 1,0880 face à l'euro.
Côté chiffres, les stocks des grossistes ont augmenté de 0,8% en janvier aux Etats-Unis selon des statistiques publiées mardi par le Département du Commerce, après un gain de 2,6% en décembre.
Le déficit commercial des Etats-Unis s'est lui creusé au mois de janvier, pour s'établir à 89,7 milliards de dollars, à comparer à 82 milliards pour le mois précédent.
Il ne s'agit sans doute que d'un hors d'oeuvre avant qui attend les Etats-Unis en février et surtout en mars, avec un déficit qui devrait pulvériser la barre des 100 milliards de dollars du fait de l'envolée du baril.
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