Wall Street : la chute d'Apple + fournisseurs a encore pesé
Cercle Finance
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(CercleFinance.com) - Le rouge domine à Wall Street, sauf pour le Dow Jones qui grappille 0,17% à 34.500 'tout rond' (grâce Intel qui a pris +3,3% et aux 3 géants pharmaceutiques -les titres les plus défensifs du 'Dow'- en hausse de +1,4% en moyenne).
Le S&P500 s'enfonce dans le rouge (-0,32%) et le Nasdaq cède -0,9%, ce qui est plutôt rassurant après une chute initiale de -1,5% et un test de 13.700Pts au plus bas du jour.
Wall Street limite la casse mais il serait prématuré de se réjouir : la nervosité des investisseurs a poussé le 'VIX' jusque vers 16, avant qu'une détente salvatrice -et un peu inattendue- ramène l'indice à l'équilibre vers 15,35 (malgré le repli du 'S&P').
Alors que la chute initiale d'Apple frôlait les -5%, des acheteurs à bon compte se sont manifestés au bout d'une heure de cotations, ramenant la perte à -2,9% (ce fut le titre le plus actif du jour avec 90 millions d'actions échangées contre 54Mns en moyenne depuis juin, soit 15,7Mds$ de chiffre d'affaire sur ce seul titre, ou 6,5 fois le volume traité sur les 40 valeurs du CAC à Paris).
Apple a emporté dans son sillage ses fournisseurs : Qualcomm a pesé de tout son poids avec -7,2%, ainsi que Western Digital avec -4,2%, Applied Materials avec -3,2%.
L'écosystème 'Apple' est resté sous pression pour une seconde séance consécutive pour le même motif : Pékin commence à restreindre ou interdire l'usage de smartphones de marque étrangère par les fonctionnaires chinois sur le lieu de travail.
Tout le monde a bien compris que cela pénalise surtout Apple, à plus forte raison à 10 jours de la présentation de l'i-Phone '15' et à quelques semaines de sa commercialisation (la Chine représentait 20% des ventes du dernier modèle chaque année).
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Les investisseurs ont un autre motif de morosité avec la publication d'une rafale de statistiques qui ne permettent pas d'écarter l'hypothèse d'un dernier tour de vis de la FED début novembre.
La robustesse du marché du travail continue de surprendre : le nombre d'inscriptions aux allocations chômage aux Etats-Unis a encore reculé de -13.000 lors de la semaine du 28 août, à 216.000 selon le Département du Travail (plus faible total depuis 7 mois).
La moyenne mobile sur quatre semaines - considérée comme un meilleur indicateur de la tendance de fond du marché de l'emploi - laisse quant à elle apparaître un net recul de 8.500 du nombre d'inscriptions par rapport à la semaine précédente, pour s'établir à 229 250.
Rien de réjouissant côté productivité non-agricole : elle n'a augmenté que de 3,5% au deuxième trimestre 2023 en rythme annualisé, selon le Département du Travail, qui l'avait annoncée en hausse de 3,7% en estimation préliminaire il y a un mois.
Ces gains de productivité par rapport au trimestre précédent reposent à la fois sur une hausse de 1,9% de la production et une réduction de 1,5% du nombre d'heures travaillées, leur première réduction depuis le deuxième trimestre 2020.
Compte tenu d'une progression de 5,7% du salaire horaire (supérieur de 2Pts à l'inflation), les coûts unitaires salariaux non-agricoles aux Etats-Unis se sont accrus de 2,2% au deuxième trimestre 2023, malgré cette hausse de la productivité.
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