Wall Street : la lourdeur l'emporte, Apple et Nvidia pèsent
Cercle Finance
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(CercleFinance.com) - La correction l'emporte mais Wall Street ne termine pas au plus bas: les pertes dépassaient -1,5% sur le Nasdaq, il en termine à -1,05%.
Le Dow Jones a perdu 0,57% (comme en début de séance), l'indice S&P500 a lâché 0,70% (contre -1,2% vers 19H) : il y a toujours des acheteurs, reste à savoir s'il s'agit d'achats 'de conviction 'ou si des gérants sous-investis qui ont raté le 'bull-run' de l'intelligence artificielle ne complètent pas leur portefeuille sur le tard en profitant du premier creux un peu marquant qui se présente.
Car les nuages s'accumulent à l'horizon : le pétrole a maintenant repris plus de 10% en 2 semaines et +30% depuis mi-juin.
C'est assez contre-intuitif dans un contexte de ralentissement de l'activité industrielle à l'échelle planétaire, et notamment en Chine.
Pékin qui se débat pour empêcher la faillite de promoteurs chinois endettés entre 100 et 300Mds$ ne parvient pas à stimuler son économie à hauteur de ce qu'espéraient les investisseurs.
Pékin se concentre sur des mesures ciblées, plutôt 'techniques' et non plus dans un grand plan de relance à base de projets d'infrastructures géants.
Et surtout, la faiblesse de la démographie -qui n'empêche pas le chômage des jeunes- pèse sur la consommation, laquelle n'est pas repartie en fanfare comme ont pu l'écrire la plupart des stratèges qui ont recommandé de miser à fond sur le secteur du luxe.
La hausse des marges d'Hermès et de LVMH ont occulté ce problème de fond: la locomotive chinoise n'est plus assez puissante pour tirer les wagons des économies émergentes.
Et comme si cela ne suffisait pas, après le bannissement de Huaweï pour des questions de 'sécurité numérique' des Etats Unis, la Chine a décidé de rendre la monnaie de sa pièce à l'administration Biden : Pékin interdit aux employés d'agences gouvernementales l'usage professionnel d'iPhone, et bien plus grave, les possesseurs d'iPhone ont interdiction de l'emmener sur leur lieu de travail.
Les ventes du futur iPhone-15 ne s'annonce pas bien dans l'Empire du Milieu.
Afin de ne pas apparaître aussi vindicatifs que les US vis-à-vis de Huaweï, la directive de Pékin concernerait également nombre de modèles de téléphones non chinois (dont les ventes sont en fait confidentielles).
Le Nasdaq n'a pas résisté à la chute de -3,6% d'Apple (100Mds$ de 'capi' perdus en quelques heures) ou de Nvidia (-3,1%) qui pourrait se voir interdire d'exporter certains composants 'haute performance' vers la Chine (la rumeur n'est pas nouvelle, mais le bras de fer entre les US et la Chine pourrait s'accélérer.
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A noter également les replis de 2 autres poids lourds : Amazon (-1,4%) et Alphabet (-1%).
Côté obligataire, ce n'est pas brillant : la tension des taux se poursuit, dans le sillage du pétrole (qui flirte avec les 87$ sur le NYMEX).
Les T-Bonds US continuent de se dégrader : le '10 ans' repasse la barre des 4,300% avec +3,5Pts de base à 4,3030%.
Les chiffres US du jour étaient mitigés, voir un peu contradictoires : la croissance du secteur tertiaire (des 'services') s'est accélérée aux Etats-Unis au mois d'août (+1,8 à 54,5), selon la dernière enquête de l'Institute for Supply Management (ISM) réalisée auprès des directeurs d'achats, alors que les économistes prévoyaient un indice en léger repli autour de 52,5.
Tous les sous-secteurs de l'indice se sont inscrit en hausse, à commencer par ceux mesurant l'emploi (+4 points) et les nouvelles commandes (+2,5 points), confirmant la résistance de la croissance américaine.
Autre bonne surprise, celui mesurant les livraisons par les fournisseurs s'est amélioré de 0,4 point, à 48,5 contre 48,1 le mois précédent.
Le tableau s'avère moins riant du côté du secteur privé des Etats-Unis qui a vu sa croissance décélérer un peu plus qu'estimé initialement en août (-1,8Pt): l'indice PMI composite de S&P Global s'est finalement établi à 50,2 pour le mois écoulé, contre 50,4 en estimation flash et après 52,0 pour juillet.
'Le ralentissement de la croissance du secteur privé -à son plus bas rythme depuis février- est provenu d'une expansion plus faible du secteur des services et d'une contraction renouvelée de la production manufacturière', précisent les enquêteurs.
Autrement dit, un institut (ISM) souligne la vigueur des 'services', alors S&P-Global voit le tertiaire ralentir au plus bas depuis 6 mois.
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