Wall Street: les investisseurs rêvent d'un geste de la Fed
Cercle Finance
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(CercleFinance.com) - Wall Street parvient à limiter ses pertes jeudi matin, soutenue par les espoirs d'une action de la Fed qui permettrait d'atténuer les conséquences de la guerre en Ukraine sur les marchés.
En fin de matinée, le Dow Jones recule ainsi de 2,2% à 32.413,2 points, tandis que le Nasdaq Composite se replie de 1,1% à 12.889,3 points, alors que les 'futures' préparaient à des scores bien plus lourds.
La perspective d'une éventuelle intervention de la Réserve fédérale permet aux investisseurs de reprendre un peu confiance après la série noire qu'ils traversent depuis le début de l'année.
Le S&P 500 - l'indice de référence des gérants américains - est entré cette semaine en zone de correction en entérinant un repli de plus de 10% par rapport à ses plus hauts de l'année 2021.
Certains économistes font néanmoins remarquer que depuis l'entrée en fonction d'Alan Greenspan en 1987, la Fed n'hésite plus à prendre des mesures avec l'objectif explicite de relancer les marchés.
'Au cours du premier mandat de Jerome Powell en tant que président de la Fed à partir de 2018, le marché boursier a subi deux corrections et la Fed a chaque fois changé ses plans en revenant sur ses projets de hausses de taux début 2019, puis en assouplissant sa politique au printemps 2020', rappelle Nicholas Farr, économiste chez Capital Economics.
Pour bon nombre de stratèges, l'intervention russe en Ukraine s'apparente en effet à un 'cygne noir', à savoir un choc externe, imprévu et majeur requérant par définition une réponse exceptionnelle.
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Les marchés semblent par ailleurs parier sur un conflit de durée limitée, qui ne se prolongerait que jusqu'à l'installation à Kiev d'un gouvernement favorable à la Russie.
Conséquence, l'indice VIX du CBOE - qui mesure la volatilité du marché et fait office de 'baromètre de la peur' - ralentit un peu l'allure après avoir atteint des niveaux inédits depuis presque deux ans en début de matinée.
La poussée de tensions en Ukraine contribue en revanche à la hausse des cours du pétrole, avec un prix du baril de brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) qui grimpe encore de 4% à 97,4 dollars.
Quelques bonnes statistiques avaient contribué à soutenir le moral des places financières en début de journée, même si leur effet a fait long feu compte tenu du contexte géopolitique.
Sur le front macroéconomique, la croissance du PIB des Etats-Unis a été révisée à +7% au quatrième trimestre, d'après une deuxième estimation du Département du Commerce qui avait annoncé 6,9% en toute première lecture.
Le nombre d'inscriptions hebdomadaires aux allocations chômage a de son côté diminué lors la semaine du 14 février aux Etats-Unis pour s'établir à 232.000, contre 249.000 une semaine plus tôt.
Au niveau sectoriel, ce sont les valeurs financières (-2,9%) et liées à la consommation (-2,6%) qui subissent les dégagements les plus massifs ce matin.
A l'inverse, les secteurs défensifs des télécoms (-0,4%) et des services collectifs (-0,7%) parviennent à afficher des replis limités.
A noter également la bonne tenue des valeurs de la défense, telles que Lockheed Martin (-0,5%) ou Raytheon (-0,5%), qui profitent de la perspective d'un renforcement des dépenses militaires dans un contexte géopolitique mondial très tendu.
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