Wall Street: position attentiste, l'heure de vérité approche
Cercle Finance
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(CercleFinance.com) - La Bourse de New York devrait peiner à amorcer un rebond mercredi matin en poursuivant sa récente séquence baissière, qui est venue interrompre le mouvement haussier des deux derniers mois.
Une demi-heure avant l'ouverture, les contrats à terme sur les principaux indices new-yorkais évoluent tous autour de l'équilibre, voire en léger repli, annonçant un début de séance sur une note de faiblesse.
Les marchés d'actions américains viennent d'aligner trois séances consécutives de repli qui les ont fait abandonner au passage 3,6%. Par rapport à son pic de clôture du 16 août, le S&P 500 a perdu 4,1%.
Reste à savoir ce que signifie ce recul, qui a au moins le mérite d'avoir ramené la valorisation de Wall Street à des niveaux jugés plus raisonnables.
'Suite à son creux du 13 juin, et jusqu'au 16 août, le S&P 500 avait rebondi de 18%', rappelle Gregory Drahuschak, analyste marchés chez Janney Montgomery Scott.
'Cela avait conféré à l'indice un statut temporairement suracheté', souligne-t-il. 'L'indice avait aussi buté sur une résistance technique correspondant à sa moyenne mobile sur 200 jours', ajoute le professionnel.
'Toutes ces facteurs l'avaient rendu vulnérable à une correction', conclut Gregory Drahuschak.
Les jours à venir vont peut-être permettre de savoir si Wall Street est appelée à prendre le chemin d'une correction en bonne et due forme ou si, au contraire, ces récentes pertes n'ont été que passagères.
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Le 'rally' estival a reposé jusqu'ici sur une atténuation des perspectives d'inflation, et donc sur l'espoir de voir la Fed ralentir le rythme de ses hausses de taux, un pari qui devrait prendre fin vendredi.
Les intervenants de marché s'attendent en effet à ce que Jerome Powell, le patron de la Réserve fédérale, se montre plutôt 'hawkish' à l'occasion de sa prise de parole prévue à l'occasion de Jackson Hole, en insistant sur la nécessité de relever les taux d'intérêt afin de calmer l'inflation.
La publication d'indicateurs économiques inférieurs aux attentes, qui pourraient conduire à anticiper un ralentissement du rythme de resserrement monétaire de la Fed, n'a même plus d'effet sur la tendance.
Après avoir augmenté de 2,2% en juin, les commandes de biens durables ont stagné aux Etats-Unis le mois dernier, alors même que le consensus attendait une hausse modeste, ce qui n'a pas eu d'impact mesurable sur les 'futures'.
Le renforcement des craintes sur le front monétaire favorise en revanche une remontée des rendements obligataires, avec un 10 ans américain qui se tend davantage pour s'élever bien au-dessus du seuil des 3%, à 3,07%.
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