Pour le FMI, la monnaie du peuple est à son prix

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Mais si le changement de position du FMI sur le yuan marque en soi une petite révolution, le gouvernement américain quant à lui ne partage pas du tout l'avis du FMI et continue d'estimer que le yuan est sensiblement sous-évalué.
Mais si le changement de position du FMI sur le yuan marque en soi une petite révolution, le gouvernement américain quant à lui ne partage pas du tout l'avis du FMI et continue d'estimer que le yuan est "sensiblement sous-évalué". (Crédits : MonFinancier.com)
Pour la première fois, le FMI considère que le yuan est à sa juste valeur ! Un tournant majeur après des décennies d'accusations, justifiées, contre la Chine accusé de dumping et de manipulation des taux de change.

Pour la première fois, le FMI considère que le yuan est à sa juste valeur ! Un tournant majeur après des décennies d'accusations, justifiées, contre la Chine accusé de dumping et de manipulation des taux de change.

Le Fonds monétaire international (FMI) déclare publiquement que le yuan évolue à sa juste valeur, ce qui marque une véritable rupture. Un tournant qui salue les efforts déployés par Pékin pour ouvrir son économie et balayer les critiques de Washington à l'égard de la politique de change du pays.

Mais si le changement de position du FMI sur le yuan marque en soi une petite révolution, le gouvernement américain quant à lui ne partage pas du tout l'avis du FMI et continue d'estimer que le yuan est "sensiblement sous-évalué".

A l'instar des Etats-Unis, le FMI a longtemps reproché à Pékin la sous-valorisation du yuan, légitimant les accusations des Etats-Unis selon lesquelles la Chine donnait un avantage compétitif injuste à ses entreprises en maintenant sa devise en-deçà d'un niveau correspondant aux fondamentaux du marché.

Ce changement de discours de la part de l'institution intervient dans un contexte particulier dans la mesure où Pékin a obtenu un large soutien ces derniers mois pour sa nouvelle Banque asiatique d'investissement dans les infrastructures (AIIB), une entité qui pourrait concurrencer la Banque mondiale.

Les responsables chinois ont demandé au FMI d'inclure le yuan au panier de devises servant à calculer les Droits de tirage spéciaux, une demande sur laquelle se prononcera l'institution dans le courant de l'année.

La Chine travaille également à la création d'une "Route de la soie" moderne, qui permettrait de mieux connecter son économie avec celle des autres pays d'Asie, du Moyen-Orient, d'Afrique et d'Europe.

L'évaluation du yuan demeure un sujet très délicat pour le FMI. Pendant plusieurs années, la Chine a refusé que le FMI publie un rapport annuel sur son économie, en partie à cause des critiques à l'égard de sa politique de change.

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