Première séance 2021 : la Bourse de Paris confirme son démarrage canon

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(Crédits : Regis Duvignau)
À 12h10, la Bourse de Paris consolidait sa progression quasi continue depuis l'ouverture à +1,79% pour atteindre 5 642,32 points (avec un gain de 90,91 points). Sur le dernier trimestre, l'indice a pris plus de 16% grâce à l'arrivée de vaccins efficaces contre le virus du Covid-19. Selon un analyste, "la tendance haussière reste solidement ancrée".

La Bourse de Paris commençait l'année du bond pied lundi matin (+1,05%), continuant de s'appuyer sur un scénario de sortie de crise et de rebond de la croissance courant 2021 grâce au processus de vaccination.

À 9H35, l'indice CAC 40 avançait de 58,50 points à 5.609,91 points. Mais vers 12h15, la Bourse de paris consolidait sa progression de +1,79% pour atteindre 5 .642,32 points (avec un gain de 90,91 points).

Pour rappel, jeudi dernier, la cote parisienne avait perdu 0,86%, clôturant l'année 2020 sur un recul de 7,14%. Néanmoins, sur le dernier trimestre, l'indice a pris plus de 16% grâce à l'arrivée de vaccins efficaces contre le virus du Covid-19.

"L'année 2021 commence comme 2020 s'est terminée", écrit Tangi Le Liboux, analyste chez Aurel BGC, estimant que "de manière générale, la tendance haussière de fond reste solidement ancrée".

Les indices de l'activité économique surveillés de près

La tendance pourrait cependant évoluer après la publication des indices PMI dans les économies européennes en décembre. En Chine, l'activité manufacturière a marqué le pas le mois dernier mais reste en zone d'expansion, de quoi rassurer les investisseurs.

En ce début d'année, "la crise sanitaire est encore au centre de l'attention", note de son côté David Madden, analyste pour CMC Markets, alors que de nombreux pays durcissent les restrictions ou envisagent de le faire.

Aux États-Unis, la sénatoriale de Géorgie sera  un test pour Biden

Aux États-Unis, où la pandémie ne faiblit pas, la campagne de vaccination monte en puissance et l'Inde a autorisé l'utilisation, "pour des situations d'urgence", du vaccin développé par AstraZeneca et l'Université d'Oxford et de celui de la firme indienne Bharat Biotech. Le Royaume-Uni a commencé à administrer lundi matin le vaccin Oxford-AstraZeneca.

Par ailleurs, "les investisseurs n'auront pas réellement le temps de remettre leurs idées en ordre à la veille d'une double élection majeure aux États-Unis", ajoute M. Le Liboux.

"Les marchés pourraient rester calmes si les républicains remportent au moins un siège en Géorgie dans la mesure où ils semblent se satisfaire de l'incapacité potentielle de Joe Biden à mettre en œuvre son programme, mais si les démocrates devaient l'emporter, un peu de volatilité est possible (...), prévient l'expert.

Valeurs à suivre: la Tech s'emballe

Le secteur technologique (STMicroelectronics +3,57% à 31,37 euros et Atos +3,24% à 77,20 euros) caracolait en tête du CAC 40 aux côtés d'Airbus qui grimpait de 2,94% à 92,42 euros. Selon Bloomberg, l'avionneur a livré environ 560 avions en 2020.

PSA montait de 1,88% à 22,79 euros alors que les actionnaires de PSA et Fiat doivent valider lundi leur union.

Total gagnait 1,33% à 35,10 euros en attendant la réunion de l'Opep+ sur l'évolution de la production pour février.

EDF progressait de 2,29% à 13,20 euros après avoir annoncé lundi avoir atteint en 2020 son objectif - réajusté mi-décembre - de production d'origine nucléaire en France.

Parmi les rares valeurs dans le rouge de l'indice SBF 120, Lagardère, qui s'est vu octroyer un prêt garanti par l'État de 465 millions d'euros, selon le Journal officiel publié dimanche, avait bondi de 2% à l'ouverture, mais plongeait ensuite jusqu'à -1,95% à 20,08 euros peu avant 13 heures.

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Commentaires
a écrit le 04/01/2021 à 14:25 :
Après la pluie, c'est toujours le beau temps. La seule incertitude c'est le moment précis du point d'inflexion. La bourse reflète la manifestation des investisseurs optimistes qui se placent au plus tôt en prenant un risque calculé.La réalité économique leur donnera raison ou tort. Les pessimistes grincheux préfèrent les livrets défiscalisés. Chacun est libre de faire ce qu'il veut en assumant ses choix.
a écrit le 04/01/2021 à 13:33 :
Et petit à petit nous nous apercevons du fossé colossal se creusant toujours plus entre économie réelle et économie financière, du coup la bourse, quelle crédibilité svp ?
Réponse de le 05/01/2021 à 18:49 :
Le problème c'est que l'économie financière est bien réelle car les milliards confisqués par la BCE ne ruissellent pas dans les commerces...
Réponse de le 06/01/2021 à 9:22 :
Non, l'économie financière est virtuelle mais comme ce sont les propriétaires de capitaux et d'outils de production qui l'ont généré, comme ils possèdent tout, les conséquences de leur grand casino à tout ces gens à l'ennui pathologique, sur nous autres citoyens sont réelles.

IL ont le beurre, l'argent du beurre, le couteau pour le couper, le papier pour l'emballer et en prime le c.. de la crémière.

Sois précis pour changer stp, merci.

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