Une équation budgétaire complexe à résoudre

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Marc Fiorentino
Marc Fiorentino (Crédits : MonFinancier.com)
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La rentrée fiscale promet d'être mouvementée pour l'exécutif. Emmanuel Macron réunit mercredi un conseil des ministres de rentrée pour lancer l'année II de son programme de réformes. Il réunira ses principaux lieutenants pour décider des derniers arbitrages pour le budget 2019. Tout en tentant de répondre à la question suivante : comment faire pour tenir ses engagements auprès de Bruxelles, tout en respectant la promesse de ne pas augmenter la pression fiscale malgré une croissance atone ?

UNE MARGE DE MANOEUVRE FAIBLE
Le gouvernement est contraint d'apporter des éléments de réponse sur sa feuille de route alors qu'il était resté plutôt discret jusqu'ici. Pour cette année II de réformes, il n'entend pas donner des petits coups de ciseaux dans le gros buisson des dépenses mais souhaite tenir un cap dans le pilotage des dépenses de l'État. Mais Emmanuel Macron est confronté à une situation plus complexe qu'à sa prise de mandat. La croissance n'est pas aussi vigoureuse que les 2% attendus par le gouvernement. La consommation subit de plein fouet l'augmentation des cours du pétrole mais aussi une hausse de la CSG depuis le début de l'année. Avant la pause estivale, Gérald Darmanin avait indiqué que la croissance « ne sera pas inférieure à 1,8 % » en 2018. Or pour atteindre cet objectif, il faudrait que le PIB accélère au moins à 0,7% au second semestre. Alors que le consensus des économistes se situe désormais entre 1,7% et 1,8% de croissance sur l'année.

AU PIED DU MUR
Pour maintenir son objectif de 2,3 % de déficit en 2018 et 2019, comme il s'y est engagé auprès de Bruxelles, l'exécutif va donc devoir faire un effort supplémentaire. Moins de croissance, donc moins de recettes fiscales à venir... Alors trois options s'offrent au gouvernement : tailler...
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Commentaires
a écrit le 22/08/2018 à 20:27 :
Il n'y rien de complexe dans cette histoire, c'est au contraire très simple : Macron a promis tout et son contraire pour se faire bien voir des uns et des autres. Il a notamment promis de baisser le déficit, et de ne pas augmenter les impôts. Il a aussi promis la suppression de la taxe d'habitation et la reprise par l'Etat de la dette de la SNCF. Il a même promis l'augmentation du budget de l'armée ! Sans compter la fermeture des centrales nucléaires.

Il n'y a donc pas 36 solutions. Soit il taille dans les dépenses, soit il rompt une ou plusieurs promesses. Ce n'est pas vraiment le théorème de la relativité restreinte. A moins qu'il annexe Monaco et pique l'argent des monégasques pour renflouer la France. Il y a des années que ça aurait du être fait, si on y pense. Qu'il demande des conseils à Poutine sur l'annexion de territoires voisins, et à Trump sur le fait de faire payer les faibles quand on est fort.
a écrit le 22/08/2018 à 19:33 :
Il y a pourtant une autre piste tout à fait faisable, c'est de renoncer à la transformation
du cice, qui permettrait d'économiser une vingtaine de milliards en ne payant pas sur
la même année une facture doublée par le paiement des sommes dues au titre de
2018 et l'allègement de charges prévu pour 2019.
a écrit le 21/08/2018 à 14:09 :
L’équation c'est complexifié quand on a perdu la maîtrise de notre monnaie!
a écrit le 21/08/2018 à 14:08 :
L’équation c'est complexifié quand on a perdu la maîtrise de notre monnaie!
a écrit le 21/08/2018 à 11:45 :
c'est tout bête. il faut faire comme l'Allemagne (et d'autres). :-)
réduire l'investissement public de 3,9% PIB de moyenne sur les 20 dernières années à 2,2%. réduire la dépense de Défense de 2,3% PIB à 1,2% (données SIPRI). réduire les dépenses pour la famille pour avoir un taux de fécondité aussi faible que l'Allemagne. réduire les retraites afin que les plus de 65 ans aient un niveau de vie équivalent à 87% de celui de l'ensemble de la population, contre 100% en France.
etc...

c'est sûr qu'avec tous les canards boiteux qui nous entourent, pas évident de croître correctement et d'assainir les finances.

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