Quel bilan pré-estival pour l'industrie de Nouvelle-Aquitaine ?

Mikaël Lozano

Mikaël Lozano
Sur le plan militaire, "les annonces de commandes pour le Rafale ont eu un effet très positif, juge le directeur général de l'UIMM régionale. L'aviation civile est marquée par beaucoup de commandes, notamment d'Airbus A320 et A350 même si cette année Boeing est devant à l'issue du salon du Bourget. On oublie trop souvent de parler d'ATR qui a déjà atteint son objectif de commandes. Ensuite, il y a certaines problématiques spécifiques comme celle des hélicoptères et de l'aviation d'affaires où la situation est plus compliquée et où les sous-traitants sont impactés par des cadences de production particulièrement faibles. Mais cette tendance n'est pas nouvelle et remonte à 2016." Si bien que des mesures massives d'activité partielle et d'aides à la formation sont aujourd'hui nécessaires à certaines PMI pour faire face à cette situation critique, souligne l'UIMM, ajoutant que "aucun signe tangible de rebond à court terme n'est perceptible à ce stade sur ces marchés".
L'enquête régionale de l'UIMM note aussi ces derniers mois une bonne tenue de l'emploi et une reprise de l'intérim, à + 9,1 % fin mars par rapport à 2016, qui est toujours un bon indicateur du dynamisme de l'industrie. Le taux d'utilisation des capacités de production s'est redressé après le trou d'air de l'été 2016, lentement mais régulièrement.
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La visibilité des dirigeants s'accroit et ils sont plus de 50 % à déclarer un chiffre d'affaires orienté à la hausse au premier trimestre. 61 % attendent même une hausse annuelle de leur CA 2017 par rapport à 2016. La fonderie, la mécanique marchent, les industries électrique et électronique se portent bien, l'automobile a vu sa croissance ralentir après quelques années de hausse, atteignant probablement un palier. Les taux de marges se sont plutôt améliorés mais cette tendance pourrait être remise en cause par la tension sur les prix, notamment dans les activités de sous-traitance. Les délais de paiement paraissent se stabiliser depuis l'été 2016. Les excédents bruts d'exploitation restent éloignés des niveaux d'avant-crise, "les investissements augmentent mais à y regarder de plus près, ils sont surtout concentrés sur quelques entreprises. Dans le contexte de l'usine du futur, un petit coup de pouce serait bienvenu !", complète Xavier Esturgie, qui fait passer un message sur un sujet crucial pour l'avenir de la branche industrie :
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