Pour le financier Axel Champeil, même menacée par le virus, l'année 2021 a tout pour réussir
Jean-Philippe Déjean
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Coronavirus: les effets d'un vaccin sur l'economie ne seront pas immediats, selon de cos (bce)
Kai Pfaffenbach
Pour sortir de la crise dans de bonnes conditions, les entreprises vont devoir regonfler leurs fonds propres et la bourse reste une bonne option pour y arriver, veut faire savoir Axel Champeil, patron de la société bordelaise éponyme. Ce spécialiste de la finance est convaincu que 2021 pourrait être une bonne année, pour les marchés comme pour les entreprises. A condition que la confiance demeure et que les taux d'intérêts ne bougent pas.
Avec l'épidémie de Covid-19 qu'il a déclenchée, le coronavirus Sars-Cov-2 a été la sinistre vedette de l'année 2020, plombant, comme jamais depuis la Deuxième guerre mondiale, l'activité économique, la consommation des ménages et la lutte contre la pauvreté. Si l'économie ne s'est pas encore effondrée c'est que les Etats-membres de l'Union européenne ont réussi à se coordonner pour débloquer un plan de financement massif à la hauteur des enjeux.
C'est ainsi que, dans ce panorama aux relents d'apocalypse où la crise sanitaire a fini par mettre le feu à l'économie, les marchés financiers ne se sont pas effondrés, sans doute parce que la perspective d'une action financière coordonnée de l'Union européenne a été rapidement mise sur la table.
Axel Champeil, patron de la société financière bordelaise Champeil, dernier acteur national indépendant dans ce secteur d'activité, qui va du conseil en gestion de portefeuille jusqu'à l'introduction en bourse, se montre plutôt optimiste. D'autant que l'époque est favorable aux petites et moyennes valeurs cotées sur le marché boursier, en particulier en Nouvelle-Aquitaine.
Retour des investisseurs individuels, une bonne nouvelle
"L'ex-région Aquitaine n'était pas la plus dynamique pour les cotations d'entreprises en bourse, contrairement à Poitou-Charentes et au Limousin. Sans parler de l'ex-région Midi-Pyrénées derrière laquelle nous courions. Mais aujourd'hui, avec le retour des investisseurs individuels en bourse et la remontée des liquidités, le marché actions va reprendre de la vitesse et favoriser les entreprises néo-aquitaines. Auparavant, c'était les fonds qui investissaient dans ces entreprises cotées, avec de grosses tranches de financement. En 2020, les marchés financiers ont très bien tenu le choc et conservé leur potentiel de croissance, grâce à l'importance des flux. Les investissements vont désormais se porter sur des marchés à risque", pronostique Axel Champeil pour La Tribune.
Un tournant très positif pour les valeurs de Nouvelle-Aquitaine, puisque ces investisseurs font la part belle aux petites et moyennes valeurs du marché. Il n'en reste pas moins que la pandémie de Covid-19, avec ses phases de confinement drastiques et la mise à l'arrêt de pans entiers de la vie économique, n'a pas été favorable à toutes les sociétés cotées.
Cotation des titres : un plus bas à -59,93 % en 2020
Spécialisée dans les prothèses du genou et le développement d'un dispositif très innovant pour traiter les scolioses, qui nécessite une intervention chirurgicale, la startup Implanet, implantée à Martillac, près de Bordeaux, et à Boston (Etats-Unis), a pris la crise de plein fouet. "Avec le Covid-19 il n'y a plus d'opérations, donc plus de poses de prothèses. Ce qui a handicapé Implanet", observe Axel Champeil.
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