Emma Wade-Smith, la diplomate qui va asseoir les affaires en Afrique pour un Royaume-Uni post-Brexit plus fort

Emma Wade Smith
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C'est la première fois que le Royaume-Uni définit officiellement ce poste. Emma Wade-Smith est nommée délégué commercial pour l'Afrique, annonce le gouvernement britannique dans un communiqué publié sur son site web ce mercredi 20 juin. L'annonce a également été réitérée hier à un forum d'affaires autour du Prosperity Fund, une initiative de Londres pour lever les barrières à la croissance économique inclusive afin de réduire la pauvreté dans les pays en développement, tout en créant des opportunités pour les entreprises internationales dont britanniques.
Diplomate, Emma Wade-Smith est une experte en commerce qui, au cours des 20 dernières années, a travaillé à Bruxelles, au Chili, au Mexique et à Washington. Depuis deux ans, elle est basée à Johannesburg, d'où elle dirige le développement les affaires commerciales entre le Royaume-Uni et l'Afrique australe. A partir d'avril 2017 cependant, elle a commencé à jouer le rôle de délégué commercial pour toute l'Afrique, une manière de prendre de l'avance en attendant l'officialisation de ses nouvelles fonctions.
A neuf mois de la sortie effective du Royaume-Uni de l'Union européenne, Londres s'active en effet pour éviter un effondrement de ses assises économiques et financières. Et pour ce faire, le renforcement de son influence internationale, notamment en matière commerciale, s'est avéré indispensable. L'enjeu est donc de taille ! Le gouvernement a récemment dévoilé ses délégués commerciaux pour l'Amérique du Nord, l'Amérique latine, le Moyen-Orient, la Chine, l'Asie du Sud, l'Europe de l'Est et l'Asie centrale. Ceux de l'Europe et de l'Asie-Pacifique devraient être officialisés très prochainement. A ces délégués, l'Exécutif conduit par Theresa May garantit «plus d'autonomie pour faire ce qui fonctionne le mieux dans leur région pour améliorer le commerce avec les marchés clés de l'avenir».
En Afrique, Emma Wade-Smith devra donc composer avec le contexte économique et socio-politique de chaque pays pour asseoir les échanges commerciaux entre le Continent et son pays. Elle sera également chargée d'accompagner les entreprises britanniques qui veulent étendre leurs activités en Afrique.
C'est d'ailleurs dans cet esprit qu'elle a participé début juin à la grande messe sur les investissements qui s'est tenue à Harare en présence du président Emmerson Mnangagwa. Actuellement, elle est au Kenya, a-t-elle indiqué sur Twitter mercredi matin, sans préciser l'objet de sa visite.
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En 2016, les échanges de biens et services entre le Royaume-Uni et les pays africains ont dépassé les 28 milliards de livres. Et Londres vise plus, s'appuyant notamment sur le seul domaine des infrastructures où «les opportunités sont estimées à plus de 62 milliards de livres sterling par an». C'est d'ailleurs fort de son ambition que le gouvernement britannique a lancé, en février dernier, «Africa Infrastructure Board», une plateforme de partenariat pour l'accompagnement des entreprises britanniques, mais aussi d'ailleurs, dans la réalisation de grands projets sur le Continent. Toutefois, la Côte d'Ivoire, l'Ethiopie et le Ghana, parmi les économies les plus dynamiques au monde en termes de croissance, pour être des cibles privilégiées par Londres.
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