Women in Africa Summit 2018 : un appel à la confiance aux femmes pour le développement

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WIA Initiative

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« L'Afrique de dans 20 ans ne sera pas l'Afrique d'aujourd'hui. Nous allons changer l'Afrique ! », a répété en chœur l'assistance sous le lead de la présidente Hafsat Abiola, à l'ouverture au deuxième sommet Women In Africa (WIA) qui se tient ces 27 et 28 septembre à Marrakech. Placé sous le haut patronage du roi Mohammed VI, l'événement réunis près de 400 personnes -entrepreneurs, décideurs, managers, banques, fondation- venues de tout le Continent et d'ailleurs dans le monde, notamment d'Europe, d'Amérique et d'Asie.
Pour Hafsat Abiola qui dirige officiellement l'initiative depuis début août dernier, c'est à cela que le Continent devrait arriver en faisant confiance à « la créativité, la force et l'entrepreneuriat » de ses femmes.
Un raisonnement précédemment appuyé par le discours roi Mohammed VI -représenté par un de ses conseillers-, lequel résonnait définitivement comme un appel à prendre plus au sérieux la gente féminine africaine pour tout ce qu'elle peut apporter pour le développement au travers notamment de l'entrepreneuriat.
« Ce n'est pas un hasard, faut-il le rappeler, si les femmes africaines comptent à leur actif des succès et des réussites multiples. En effet ; mieux instruites plus actives et libres dans leurs choix de vie, elles s'illustrent désormais par une présence plus dynamique dans les sphères politique, économique et sociale », a-t-il déclaré, insistant sur un fait:
Wole Soyinka, premier auteur noir lauréat du prix Nobel de la littérature, présent en guest star à cette messe des entrepreneures africaines a plaidé pour ces millions de femmes, mais surtout de filles encore privées d'éducation, et donc privées de la possibilité de mettre un jour leurs talents au profit de l'Afrique.
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« Nous sommes ici des personnes privilégiées mais cette initiative (WIA) parle aussi des milliers de femmes dans l'ombre », a-t-il déclaré, dénonçant notamment le kidnapping des lycéennes de Chibok et insistant sur le besoin de multiplier les actions afin de rendre l'éducation accessible aux filles issues des milieux défavorisés en Afrique.
La rencontre est par ailleurs l'occasion pour les femmes de partager leurs expériences et s'encourager à se battre, ne jamais baisser les bras, afin de montrer à quel point entreprendre est loin d'être un long fleuve tranquille. « La réussite est une succession d'échecs. Ne laissez personne vous dire que vous n'allez pas réussir. Je viens de monter le premier centre d'entrepreneuriat pour les femmes car je n'ai pas été accompagnée. Nous sommes l'avenir de l'Afrique », a défendu Patricia Nzolantima, entrepreneure, auteure, philantropiste et Country Manager de Communi'Cart qui, dans un speech qui a suscité un vibrant standing ovation a raconté comment après avoir bâti un business florissant, elle a tout perdu du jour au lendemain. Reparti à zéro après avoir fait « un travail sur [elle]-même », elle est aujourd'hui beaucoup plus prospère qu'avant.
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Depuis le début de la semaine 54 femmes -ayant bénéficié du programme spécial de WIA Philantrophy en partenariat avec Honoris United Universities- sont coachées autour de l'administration des affaires -business plan, stratégie marketing, prise de parole en public, etc-. Sept secteurs concernés : la finance, l'énergie, le digital, l'innovation sociale, la santé, l'éducation et l'agriculture. Ce jeudi soir, huit d'entre elles ont été primées pour la singularité de leur projet.
Même si le WIA se veut d'abord féminin, vendredi soir, l'organisation remettra le Prix de l'homme africain de l'année.