Chine, Cuba et Russie au Conseil des droits de l'homme de l'Onu
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NATIONS UNIES (Reuters) - La Chine, Cuba, la Russie et l'Arabie saoudite ont été élues mardi pour trois ans au Conseil des droits de l'homme des Nations unies, malgré les critiques dont ces pays font l'objet dans ce domaine.
L'Assemblée générale de l'Onu était appelée à renouveler 14 des 47 Etats membres du Conseil, dont le siège est à Genève.
Ont également été élus l'Algérie, la Grande-Bretagne, la France, le Mexique, les Maldives, le Maroc, la Namibie, l'Afrique du Sud, le Viêtnam et l'ancienne République yougoslave de Macédoine.
L'Uruguay et le Soudan du Sud, qui étaient candidats, n'ont pas été choisis en raison de désaccords au sein de leurs groupes régionaux respectifs.
Les nouveaux élus siégeront de début 2014 à fin 2016.
"Avec le retour de la Chine, de la Russie, de l'Arabie saoudite et de Cuba, les défenseurs des droits de l'homme auront du pain sur la planche l'an prochain au Conseil des droits de l'homme", a déclaré Peggy Hicks, de l'ONG Human Rights Watch (HRW).
"Heureusement, aucun Etat n'a de droit de veto à Genève et en travaillant bien on peut arriver à des majorités qui peuvent faire des choses concrètes", a-t-elle ajouté.
Selon une autre ONG basée à Genève, UN Watch, seuls quatre des seize pays candidats mardi répondaient aux critères pour siéger au Conseil, si l'on tient compte de leur propre bilan en matière de respect des droits de l'homme. Il s'agit de la Grande-Bretagne, de la France, de la Macédoine et du Mexique, a précisé UN Watch.
L'Iran et la Syrie avaient un moment envisagé d'être candidats mais y ont finalement renoncé.
Alors que le vote se déroulait, des manifestants se sont rassemblés devant le siège des Nations unies à New York pour dénoncer la politique chinoise au Tibet.
Louis Charbonneau, Guy Kerivel pour le service français
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