Fibre Excellence : l'offre de Matthieu Pigasse jugée « crédible » par un rapport d'expertise
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Mathieu Levieille, directeur général chez Combat Holding.
Rémi Benoit
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Mathieu Levieille, directeur général chez Combat Holding.
Rémi Benoit
L'heure tourne pour Fibre Excellence. Dans une semaine, le 27 juillet prochain, le tribunal de commerce de Toulouse examinera l'offre de reprise du dernier fabricant français de pâte à papier marchande déposée par l'homme d'affaires Matthieu Pigasse via son groupe Combat.
Avec le risque d'une liquidation judiciaire si le projet n'est pas jugé sérieux. Ce qui condamnerait les deux usines qui emploient 670 salariés à Saint-Gaudens (Haute-Garonne) et Tarascon (Bouches-du-Rhône) qui font vivre indirectement 10 000 personnes de la filière bois-papier.
Dans un rapport confidentiel consulté par La Tribune, le cabinet Secafi mandaté par les CSE de Fibre Excellence, juge que « le projet porté par Combat Holding apporte une réponse crédible aux fragilités historiques du groupe. Il mobilise un actionnariat industriel et financier solide, présente une stratégie de transformation cohérente et bénéficie d’un plan de financement robuste. »
A la sortie du tribunal de commerce le 6 juillet dernier, Mathieu Levieille, directeur général chez Combat Holding indiquait faire partie « d'un tour de table d'investisseurs privés montant entre quinze et 20 millions d'euros » et « reçu plus de quarante lettres d'intention de fournisseurs et d'acteurs de la filière prêts à soutenir et certains à participer au tour de table ». A cette mobilisation du privé s'ajoutent huit millions d'euros des deux régions (Occitanie et Sud) souhaitant entrer au capital.
À lire également
Le groupe propose une reprise en quatre phases. En 2026-2027, il prévoit le redémarrage de l’activité des deux usines et une reconstitution des stocks de bois avec un plan d’approvisionnement concerté avec les acteurs du bois. Entre 2028 et 2030, une première vague de diversification industrielle est prévue avec notamment la production de produits d’isolation et de papier renforcé pour les emballages alimentaires, une étape demandant de faibles investissements. Puis, entre 2031 et 2034, une deuxième vague de diversification avec une activité de production de pâte dite Fluff pour fabriquer des produits d’hygiène absorbants (couches pour bébés, protections féminines, actuellement 100 % importées depuis l'étranger).
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.
