Kaboul et Washington dans l'impasse sur le pacte de sécurité
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Kaboul et Washington dans l'impasse sur le pacte de sécurité
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par Dylan Welch et Hamid Shalizi
KABOUL (Reuters) - Le président afghan Hamid Karzaï a rejeté une clause du pacte de sécurité en cours de négociations avec les Etats-Unis, remettant en cause l'ensemble de l'accord, a-t-on appris lundi de sources politique afghane et diplomatique occidentale.
Sans signature d'un Accord bilatéral de sécurité (BSA), les Etats-Unis pourraient retirer d'ici la fin de l'année 2014 l'ensemble de leurs troupes déployées en Afghanistan.
Il y a deux ans, cette "option zéro" (soldat) a été mise en oeuvre en Irak face à l'incapacité de Washington et Bagdad de s'entendre sur les conditions du maintien d'une présence militaire américaine, les Etats-Unis exigeant en vain que l'immunité judiciaire de ses soldats soit garantie.
En Afghanistan, le blocage tourne autour de la capacité qu'auront ou non les forces étrangères à perquisitionner des maisons afghanes après la fin des opérations de combat de l'Otan, programmée pour l'année prochaine, a déclaré un haut responsable afghan.
"Ils veulent pouvoir accéder aux maisons des Afghans, mais le président ne l'accepte pas, ni unilatéralement ni dans le cadre d'opérations conjointes (ndlr, avec les forces afghanes)", a-t-il dit.
Washington réclame le droit de pouvoir continuer à fouiller des maisons pour traquer des militants d'Al Qaïda ou d'autres groupes armés opérant en Afghanistan. Karzaï redoute que de telles opérations, que la population rejette, ne sapent la confiance et le soutien au maintien de troupes étrangères dans le pays.
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Aucun commentaire n'a pu être obtenu auprès de l'ambassade des Etats-Unis à Kaboul ou du commandement de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf), sous commandement de l'Otan.
Mais un diplomate occidental à Kaboul, au fait des dernières discussions, a confirmé que les deux parties étaient dans une impasse. "C'est un moment très tendu", a-t-il dit.
Et le temps presse: le projet d'accord doit être examiné à partir de jeudi par la Loya Jirga, l'assemblée des élites politiques afghanes et des chefs tribaux du pays.
"Si la jirga ne porte que sur cet article, on risque de voir rejeté l'accord tout entier", a ajouté le responsable afghan.
"De notre point de vue, il n'y a aucune souplesse à attendre sur le fait d'autoriser des Américains à entrer dans des maisons afghanes, c'est plus important que la question de l'autorité judiciaire."
Ce dernier point consiste à garantir aux soldats américains qui resteraient en Afghanistan une totale immunité devant la loi afghane et à les maintenir sous la responsabilité légale des Etats-Unis, une autre exigence clef de Washington.
Henri-Pierre André pour le service français
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