Nouvelle tentative d'interdiction du NPD en Allemagne
reuters.com

Nouvelle tentative d'interdiction du NPD en Allemagne
reuters.com
reuters.com

Nouvelle tentative d'interdiction du NPD en Allemagne
reuters.com
BERLIN (Reuters) - Les 16 Länder allemands ont déposé mardi devant la Cour constitutionnelle de Karlsruhe une demande d'interdiction du Parti national-démocrate (NPD), mouvement néonazi dont les autorités fédérales n'ont pu obtenir la dissolution il y a dix ans.
Craignant un nouveau revers judiciaire après l'embarras suscité par celui de 2003, le gouvernement d'Angela Merkel a renoncé à s'associer à l'initiative, ce qui lui a valu les foudres d'organisations représentatives des communautés turque, juive, tzigane et rom.
L'origine de cette nouvelle offensive contre un parti que les services de renseignement allemands jugent "raciste, antisémite et révisionniste" remonte à la découverte en 2011 d'une cellule néonazie responsable d'une dizaine de meurtres. Le NPD nie toute implication dans cette affaire.
A l'appui de leur demande d'interdiction, les 16 Länder citent une brochure du mouvement dans laquelle on peut lire : "On est allemand de naissance ou on ne l'est pas.
"Un Africain ou un Asiatique ne peut devenir allemand parce qu'un bout de papier ne change rien à sa constitution biologique et génétique. Les membres d'autres races resteront des corps étrangers quelle que soit la durée de leur présence en Allemagne."
Avec 1,3% des suffrages exprimés lors des élections législatives de septembre, le NPD, fondé en 1964, reste loin des 5% nécessaires pour siéger au Bundestag. Il a revanche dépassé ce seuil dans plusieurs Länder.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Dans la requête adressée à la Cour Constitutionnelle, les 16 administrations régionales parlent d'une "affinité manifeste" avec le parti nazi et dénoncent le "racisme dégradant" du NPD.
Erik Kirschbaum, Jean-Philippe Lefief pour le service français, édité par Gilles Trequesser
reuters.com