Hagel veut rassurer les alliés des Etats-Unis dans le Golfe
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MANAMA (Reuters) - Le secrétaire américain à la Défense, Chuck Hagel, a profité de sa visite d'un navire de la Cinquième flotte américaine vendredi à Bahreïn pour assurer les pays arabes du Golfe du soutien des Etats-Unis malgré des divergences de vue sur l'Iran et la Syrie.
Chuck Hagel a également rencontré en marge d'une conférence sur la sécurité à Manama le roi Hamad al Khalifa du Bahreïn et le vice-ministre saoudien de la Défense, Salman bin Sultan.
"Notre engagement envers nos partenaires dans cette région parle de lui-même et je vais assurer à nos partenaires que cela ne va pas changer", a-t-il déclaré.
L'Arabie saoudite et leurs alliés du Conseil de coopération du Golfe -Bahreïn, Émirats arabes unis, Koweït, Qatar et Oman- n'ont pas caché leur contrariété ces derniers mois face à l'inaction américaine en Syrie et à la main tendue par Barack Obama au nouveau président iranien Hassan Rohani.
"Il y a un profond sentiment que personne ne les écoute", résume Jon Alterman, directeur Proche-Orient au Center for Strategic and International Studies (CSIS). Selon lui, la tâche de Chuck Hagel va consister à écouter ce que les dirigeants arabes ont à dire et à "insister sur le fait que nous avons des intérêts stratégiques très, très proches".
Les Etats-Unis ont signé des contrats d'armement de plus de 81 milliards de dollars (59 milliards d'euros) avec leurs alliés du Golfe depuis 2007, dont 10 milliards cette année lors de la première visite de Chuck Hagel dans la région après son arrivée au Pentagone.
A Bahreïn, dont la famille régnante sunnite est confrontée à une vive contestation de la majorité chiite, le secrétaire à la Défense a défendu l'accord sur le nucléaire iranien conclu le mois dernier.
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Cet accord préliminaire, a-t-il dit, constitue une "bonne occasion" de vérifier la sincérité de l'engagement de Téhéran à parvenir à un accord final.
Également présent à Manama, le chef de la diplomatie britannique, William Hague, a assuré de son côté que l'accord avec l'Iran "ne constitue pas un blanc seing" et qu'il ne signifie pas davantage que Londres entend "réduire son engagement envers ses alliés dans la région ou en ce qui concerne la sécurité des liaisons maritimes vitales ou envers la lutte contre le terrorisme".
Environ 40% des exportations mondiales de pétrole brut par voie maritime empruntent le détroit d'Ormuz, entre l'Iran et les Émirats arabes unis.
David Alexander; Tangi Salaün pour le service français
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