Les pro-européens ukrainiens promettent la poursuite du mouvement
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Les pro-européens ukrainiens promettent la poursuite du mouvement
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KIEV (Reuters) - Les manifestants ukrainiens pro-européens ont promis jeudi de poursuivre leur mouvement et de continuer à bloquer les bâtiments gouvernementaux à Kiev malgré la menace d'une "sévère" répression policière en vertu d'un ordre de dispersion donné par la justice.
Plusieurs centaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues des villes d'Ukraine pour dénoncer la volte-face opérée par le président Viktor Ianoukovitch qui a refusé de signer un accord d'association avec l'Union européenne négocié depuis des années.
Le gouvernement a changé de ton jeudi soir, le Premier ministre Mikola Azarov qualifiant les manifestants de "nazis et de criminels".
Le chef de la police de Kiev a, lui, menacé de prendre des mesures décisives "sévères" si les protestataires ne respectaient pas un jugement ordonnant la fin des blocages et de l'occupation d'immeubles gouvernementaux.
Malgré ces avertissements, les manifestants n'ont montré aucun signe de recul, plusieurs milliers demeurant dans les campements de fortune dans la capitale, malgré le froid.
"Qu'ils (les policiers) viennent, nous resterons", a commenté Igor Vortuka, 47 ans. "C'est une révolution pacifique, il n'y a pas d'armes ici."
Cette crise a mis en lumière le fossé qui s'était créé dans le pays entre les régions occidentales qui espèrent une intégration rapide dans l'Union européenne et les zones orientales qui considèrent la Russie comme un gage de stabilité.
Viktor Ianoukovitch a depuis longtemps promis un rapprochement avec les Européens tout en continuant à entretenir des liens privilégiés avec Moscou.
Ses adversaires et certains de ses anciens partisans voient dans cette politique une forme de trahison.
Cette crise a également ranimée un antagonisme datant de la Guerre froide entre la Russie et l'Europe occidentale au moment où les ministres des Affaires étrangères se retrouvent en Ukraine pour une réunion de l'OSCE, organisation réunissant des pays de l'Otan et l'ex-URSS.
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Les chefs de la diplomatie occidentale ont profité de cette visite à Kiev pour montrer leur solidarité avec les manifestants, l'Allemand Guido Westerwelle allant jusqu'à la place de l'Indépendance pour rencontrer les dirigeants de la contestation, mercredi.
En marge de la réunion, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a qualifié le comportement des Européens d'hystérique.
Les tensions devraient monter encore d'un cran vendredi avec de nouvelles procédures judiciaires prévues vendredi contre l'opposant et ex-Premier ministre Ioulia Timochenko emprisonnée pour abus de pouvoir.
Bruxelles estime que la condamnation de Timochenko en 2011 obéissait à des motifs politiques et fait depuis lors campagne pour sa libération.
Matt Robinson; Pierre Sérisier pour le service français
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