L'opposition syrienne lance un nouvel appel à l'aide
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LONDRES (Reuters) - La Coalition nationale syrienne (CNS) a demandé vendredi à ses alliés occidentaux et arabes une aide financière pour réorganiser ses forces, alors que des insurgés islamistes se sont emparés la semaine dernière d'une grande partie de ses armements dans le nord de la Syrie.
Monzer Akbik, chef d'état-major de la CNS, pro-occidentale, a souligné que l'attaque des djihadistes contre le quartier général et les entrepôts du Conseil militaire suprême (CMS), près de la frontière turque, soulignait la nécessité de restructurer les forces rebelles en lutte contre le président Bachar al Assad.
A la suite de la saisie des armes par les islamistes, Washington et Londres ont suspendu leur aide non létale aux rebelles dans le nord de la Syrie.
Lors d'une réunion à Londres du groupe des Amis de la Syrie, qui regroupe onze pays dont les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, l'opposition syrienne a de nouveau demandé des fonds pour armer ses troupes et les restructurer.
"Nous avons besoin d'être soutenus, que ce soit avec de l'argent ou avec du matériel", a déclaré Monzer Abkik à l'issue de cette réunion. "C'est le seul moyen d'empêcher les divisions sur le terrain."
"Si nous ne pouvons pas nous restructurer, ce sera le chaos le plus total", a-t-il poursuivi. "Il y a tant de groupes qui combattent le régime, qui se battent entre eux et qui combattent Al Qaïda, c'est une vraie pagaille sur le terrain."
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Pour ramener de l'ordre, la CNS propose de créer un ministère de la Défense et de renforcer ses structures de commandement.
Elle a souhaité recevoir de l'argent pour payer des uniformes dignes de ce nom, pour verser des soldes régulières aux combattants et pour les nourrir.
"Les Américains et les Britanniques hésitent encore (...) Nous devrons compter sur des pays arabes et peut-être sur la France, mais par sur les Américains et les Britanniques", a dit Monzer Abkik.
Lors d'une conférence à Monaco, Elisabeth Guigou, présidente de la commission des Affaires étrangères à l'Assemblée nationale française, a déclaré que la décision de Londres et Washington de suspendre leur aide à l'opposition dans le nord de la Syrie avait été une "surprise".
Elle a souligné que la France poursuivrait de son côté ses livraisons aux insurgés.
Peter Griffiths avec John Irish à Monaco; Guy Kerivel pour le service français, édité par Julien Dury
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