Deux casques bleus de l'Onu tués dans un attentat à Kidal au Mali
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BAMAKO (Reuters) - Deux soldats sénégalais de la Minusma, la mission de stabilisation de l'Onu au Mali, ont été tués samedi dans un attentat à la voiture piégée à Kidal, dans le nord-est du pays.
L'attentat, commis en début de matinée, a également détruit la succursale locale de la Banque malienne de solidarité, la seule banque en activité dans la ville.
Dans un communiqué, le commandement de la Minusma précise que l'attentat visait les casques bleus et les soldats maliens affectés à la protection de l'agence bancaire.
"L'explosion a provoqué la mort de deux casques bleus sénégalais et grièvement blessé un certain nombre de personnes dans les rangs de la garde nationale malienne et de la Minusma", ajoute le communiqué.
Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a exprimé son indignation et son émotion à la suite de cet attentat et a condamné un "acte lâche".
"La France exprime sa solidarité aux autorités maliennes dans leur action pour mener à bien le processus électoral et la réconciliation, ainsi qu'aux forces de la Minusma, chargées, aux côtés des forces armées maliennes, de la sécurité du Mali", a dit le chef de la diplomatie dans un communiqué.
L'attentat survient à la veille du second tour des élections législatives, nouvelle étape du processus de rétablissement de la démocratie au Mali dont l'intégrité et la souveraineté ont été menacées à la suite du coup d'Etat du printemps 2012 à Bamako qui a entraîné la rapide progression des séparatistes touaregs et des combattants islamistes dans le nord.
L'intervention de l'armée française en janvier a permis de repousser les islamistes mais des combattants liés à Al Qaïda tiennent toujours des positions dans le nord du pays.
Les rebelles touaregs du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) ont pour leur part annoncé fin novembre qu'ils mettaient fin à la trêve décrétée cinq mois plus tôt.
C'est à Kidal que les journalistes français Ghislaine Dupont et Claude Verlon ont été enlevés et assassinés le 2 novembre dernier.
Adama Diarra et Tiemoko Diallo, avec John Irish à Paris, Henri-Pierre André pour le service français
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