Mise en garde de Juba aux rebelles en cas de rejet de la trêve
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JUBA (Reuters) - L'armée gouvernementale attaquera le principal bastion des forces rebelles loyales à l'ancien vice-président Riek Machar en cas de rejet de l'offre de cessez-le-feu, a annoncé samedi un ministre à Juba.
Vendredi, le gouvernement du président Salva Kiir a tendu un rameau d'olivier aux insurgés en proposant une trêve immédiate. Il s'est également engagé à libérer huit des onze responsables proches du vice-président déchu arrêtés pour complot présumé en vue de renverser le chef de l'Etat. Deux d'entre eux ont recouvré la liberté dans la journée.
Riek Machar, un Nuer, a fraîchement réagi à l'offre de trêve, déclarant à la BBC qu'il prendrait au sérieux le cessez-le-feu à condition qu'il soit crédible et mis en oeuvre correctement.
"Tant que des mécanismes de supervision ne seront pas instaurés pour un cessez-le-feu présenté par une partie comme étant unilatéral, l'autre partie ne peut pas être certaine qu'il s'agisse d'un véritable engagement", a-t-il dit.
Le ministre de l'Information, Michael Makuei, a annoncé de son côté que les forces gouvernementales ont chassé samedi matin les rebelles de la localité de Mayom, dans l'Etat de l'Unité.
Selon lui, l'armée est prête à marcher sur Bentiu, dernière capitale d'Etat encore aux mains des forces de Riek Machar, distante de 90 km.
"Nous les chasserons de Bentiu si (Riek Machar) n'accepte pas d'arrêter les hostilités", a déclaré par téléphone à Reuters le ministre de Juba.
Les affrontements entre le camp du chef de l'Etat, membre de l'ethnie majoritaire dinka, et celui de son ancien adjoint, un Nuer, ont éclaté le 15 décembre dans la capitale avant de gagner plusieurs régions, dont des Etats riches en pétrole.
Carl Odera, avec Drazen Jorgic; Jean-Loup Fiévet pour le service français
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