Médecins sans frontières à nouveau autorisé à travailler en Birmanie
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BANGKOK (Reuters) - Médecins sans frontières (MSF) a annoncé avoir été autorisé à reprendre son travail dans certaines parties de la Birmanie quelques jours après avoir reçu l'ordre de fermer ses centres de soins, mais pas dans l'Etat d'Arakan, en proie à des conflits ethniques.
MSF n'a pas donné de raisons pour la suspension dont elle a été victime jeudi. Selon la presse, le gouvernement n'a pas apprécié par les commentaire publics de l'association humanitaire sur l'Arakan, appelé Rakhine par les autorités birmanes.
MSF y soigne à la fois les Arakanais bouddhistes et les Rohingyas musulmans. Ces derniers sont une minorité essentiellement apatride qui vit dans des conditions proches de l'apartheid et qui, en dehors des soins dispensés par l'association, ont peu d'accès à la médecine.
Selon les Nations unies et des associations de défense des droits de l'homme, 40 Rohingyas ont été tués par les forces de sécurité et des bouddhistes rakhines dans une zone d'accès restreint de l'Etat en janvier.
Le gouvernement birman dément qu'un massacre ait eu lieu.
Dans des commentaires à la presse vendredi, le porte-parole du gouvernement Ye Htut a accusé MSF d'avoir faussement indiqué avoir soigné des victimes près du lieu où se sont produits les massacres présumés.
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Dans un communiqué publié samedi, MSF indique avoir été autorisé à reprendre le travail dans les Etats Shan et Kashin ainsi que dans la région de Rangoon.
"Tout en étant encouragée par ceci (...), MSF reste très préoccupée par le sort de dizaines de milliers de personnes vulnérables dans l'Etat d'Arakan qui sont confrontées à une crise médicale humanitaire", indique l'association.
(Danielle Rouquié pour le service français)
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