La justice turque classe un des volets du scandale de corruption
reuters.com

La justice turque classe un des dossiers du scandale de corruption
reuters.com
reuters.com

La justice turque classe un des dossiers du scandale de corruption
reuters.com
ISTANBUL (Reuters) - Les procureurs turcs ont classé sans suite une enquête ouverte pour fait de corruption et visant soixante suspects dont le fils d'un ancien ministre, rapportent vendredi des médias turcs.
Ce dossier portait sur les conditions d'obtention de permis de construire.
Il était la moins grave des deux affaires au coeur du vaste scandale de corruption qui frappe des proches du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan depuis une série d'arrestations spectaculaires, le 17 décembre.
L'autre enquête préliminaire, qui se poursuit, vise des allégations de commissions occultes versées à de hauts responsables turcs par une bande criminelle pour commercer avec l'Iran en contournant les sanctions occidentales.
Cette affaire-là, d'une autre ampleur compte tenu de sa dimension internationale et du profil des suspects, dont trois anciens ministres et le directeur d'une banque publique, a permis des ventes d'or illégales à la république islamique.
Erdogan affirme que ces investigations sont le fruit d'un complot ourdi contre lui depuis les Etats-Unis par Fethullah Gülen, un prédicateur installé en Pennsylvanie depuis 1999.
Politiquement, l'affaire n'a pas eu pour l'instant de conséquences sur le chef du gouvernement islamo-conservateur, comme en atteste la large victoire de son parti, l'AKP, aux élections municipales du 30 mars.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Parmi les 60 anciens suspects blanchis par la décision des procureurs figurent Abdullah Oguz Bayraktar, fils de l'ancien ministre de l'Environnement et de l'Urbanisme Erdogan Bayraktar, et l'homme d'affaires Ali Agaoglu, un magnat de l'immobilier turc, d'après l'agence de presse Dogan et d'autres médias turcs.
Aucune confirmation officielle n'a pu être obtenue dans l'immédiat de source judiciaire.
(Daren Butler; Henri-Pierre André pour le service français)
reuters.com