Le gouvernement thaïlandais met les manifestants en garde
reuters.com

Le gouvernement thaïlandais met les manifestants en garde
reuters.com
reuters.com

Le gouvernement thaïlandais met les manifestants en garde
reuters.com
BANGKOK (Reuters) - Le gouvernement thaïlandais a appelé dimanche la population à rester à l'écart des manifestations contre son autorité après l'annonce de deux blessés dans les rangs des protestataires.
La crise politique en Thaïlande, qui dure depuis six mois, a pris un tournant cette semaine avec la destitution par la Cour constitutionnelle de la Première ministre, Yingluck Shinawatra, pour abus de pouvoir.
Le Sénat se réunit en séance extraordinaire lundi pour débattre de la crise.
Le gouvernement par intérim qui soutient Yingluck Shinawatra compte sur les élections anticipés du 20 juillet pour rétablir son autorité.
Mais les antigouvernementaux contestent la légitimité du gouvernement intérimaire et ont demandé au Sénat, mais aussi aux juges et à la Commission électorale, de nommer un nouveau Premier ministre.
Le responsable gouvernemental de l'équipe chargée de la sécurité a estimé que cette demande, formulée par le chef des manifestants, Suthep Thaugsuban, était illégale.
"Nous souhaitons mettre en garde tous les Thaïlandais pour qu'ils restent à l'écart des sites de manifestations parce que nous devons renforcer nos forces de sécurité dans le but d'éviter une crise", a déclaré à la presse Tharit Pengdit, responsable du département des Enquêtes spéciales.
Les deux manifestants blessés ont apparemment été touchés par l'explosion d'une grenade samedi dans la nuit, devant les bureaux du Premier ministre, qui sont vides depuis des semaines.
Les "chemises rouges", qui soutiennent la Première ministre, qualifient sa destitution de coup d'Etat judiciaire. Ils ont promis une réaction d'ampleur si le gouvernement intérimaire est lui aussi limogé.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

L'armée, à l'origine de nombreux coups d'Etat depuis la fin de la monarchie absolue en 1932, s'est tenue à l'écart des troubles, son chef souhaitant que le conflit soit réglé par la classe politique.
(Apornrath Phoonphongphiphat, Danielle Rouquié pour le service français)
reuters.com