Dominique de Villepin, candidat à la présidentielle : « Pour éviter le pire, il faut s’entendre »
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Dominique de Villepin à Paris le 17 juillet 2026.
LTD/Vincent Boisot/Riva
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Dominique de Villepin à Paris le 17 juillet 2026.
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LA TRIBUNE DIMANCHE — Nous sommes à neuf mois du premier tour de l’élection présidentielle. Vous êtes toujours sûr d’être candidat en 2027 ?
DOMINIQUE DE VILLEPIN — Vous connaissez ma détermination. Le jeu politique est confisqué par une double polarité : le Rassemblement national à l’extrême droite et La France insoumise à l’extrême gauche. Entre les deux, on a une sorte d’Atlantide qui s’enfonce et ne pèse guère dans le débat public. La radicalité a l’avantage de la simplicité des messages et écarte toute possibilité de rapport au réel.
C’est en décalage complet avec l’urgence etla complexité du monde, agité par de nouveaux modes d’information et brutalisé par une mondialisation cassée et le retour des empires. Cela impose d’offrir une alternative aux Français qui échappe au schéma de l’homme ou de la femme providentielle. Il faut une idée neuve, celle du collectif et du rassemblement.
Vous plafonnez sous le seuil des 5 % d’intentions de vote et aucune personnalité ne s’est encore ralliée à votre démarche. Pourquoi ?Patience ! Nous ne sommes pas encore dans le temps de l’élection. De la rentrée à la fin de l’année 2026, nous aurons vraisemblablement de nouvelles candidatures. Certaines ambitions n’ont jamais été absentes, et elles sont légitimes. Je pense à Xavier Bertrand, Michel Barnier, Bruno Le Maire, Jean Castex ou encore François Hollande.
Il y aura aussi des défections. Je n’exclus pas que le tableau final ne soit connu qu’en février. Les responsables politiques que je rencontre commencent à se demander si, pour éviter le pire, il ne faudrait pas s’entendre. Ils ont conscience que, face à la France en morceaux que nous proposent le RN et LFI, il faut défendre la démocratie pour tous. Cette question sera au cœur de la bataille de 2027.