Le cessez-le-feu au Soudan du Sud déjà remis en cause
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Remise en cause du cessez-le-feu au Soudan du Sud
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JUBA (Reuters) - L'armée du Soudan du Sud et les forces rebelles se sont mutuellement accusées dimanche d'avoir violé le cessez-le-feu quelques heures après son entrée en vigueur.
Un porte-parole des Nations unies a confirmé que des combats avaient éclaté dimanche matin autour de Bentiu, capitale de l'Etat de l'Unité où sont concentrés une grande part des puits de pétrole du pays.
Les tirs, en provenance des deux camps, ont d'abord été intenses puis se sont espacés, a dit le porte-parole.
Les combats au Soudan du Sud étaient censés prendre fin 24 heures après la signature, vendredi, d'un cessez-le-feu entre le président Salva Kiir et son rival l'ancien vice-président Riek Machar.
Une précédente trêve conclue en janvier n'a jamais été appliquée.
Le porte-parole de l'armée sud-soudanaise, Philip Aguer, a déclaré à Reuters que ses forces avaient été attaquées en deux points situés dans l'Etat d'Unité.
"Ils ont attaqué six heures seulement après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu", a-t-il dit, ajoutant que l'armée avait repoussé les deux assauts, dont l'un près de Bentiu.
Un porte-parole des rebelles, Lul Ruai Koang, a accusé l'armée d'avoir lancé des attaques dans les Etats d'Unité et du Nil supérieur, une autre région pétrolière.
"Soit Salva Kiir n'est pas sincère, soit il ne contrôle pas ses forces", a ajouté le porte-parole.
(Andrew Green, Jean-Stéphane Brosse pour le service français)
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